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Le monde a changé. Une espèce supérieure a pris notre place. Des créatures qui n’existaient alors que dans les légendes. Mais la vérité, c’est que ces créatures, à la fois fascinantes et terrifiantes, sont bien réelles, et rôdent dans l’obscurité de notre monde depuis bien longtemps déjà. Je ne peux me résoudre à nommer ces êtres si particuliers. Je me dois cependant de vous les décrire. Je vous parle d’individus qui n’ont d’humain que l’apparence, et qui, à la lumière du jour, préfèrent les ténèbres de la nuit, plus propices à leurs activités sanglantes. Je vous parle d’êtres aux dents longues et suffisamment acérées pour percer la chair de votre cou et en faire perler le sang. Je vous parle de bêtes incontrôlables, obsédées par le besoin de s’abreuver, et qui ne reculeront devant rien pour l’assouvir. Et aujourd’hui, ces créatures sortent enfin de l’ombre. Parce qu’aujourd’hui, elles n’ont plus rien à craindre de l’Homme. Et nous, nous pauvres humains qui nous pensions si infaillibles, nous ne pouvons pas les arrêter. Et bientôt, il ne restera plus rien du monde d’antan que nous chérissions tant.

28/05/2018 Ouverture du forum
02/06/2018 Ouverture du jeu
08/07/2018 Modification du contexte et des annexes
02/08/2018 Changement de design


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MessageSujet: There is a Ghost in the Mirror Sam 8 Sep - 17:22


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Et c’est d’un sourire qu’il triomphe, cédant son trône à l’ennemi avec une amère satisfaction. Sa main rencontrant la tienne, signait le pacte de cette dérision. Jamais il n’avait cédé à l’invitation dans le but de sortir victorieux de cet affront. Sa gloire allait prendre bien des formes, et c’est toi qui la forgerait. N’était-ce pas le plus délectable des châtiments ? L’inconscience ne lui prodiguait aucun sentiment, le vide qui le maintenait dans cet état latent semblait presque reposant. Un répit auquel il n’avait plus pu prétendre durant ces derniers siècles. Son fardeau allait désormais être le tien : il n’y a plus belle arme que la crainte de tes assaillants, plus belle blessure que celle de tes partisans. Il venait de t’offrir le cadeau que tu avais tant espéré : l’humiliation. La nourrir te conduirait probablement à lui ressembler. Sur l’estrade, il s’était reculé, te laissant de la place à ses côtés. Il vous suffisait désormais d’admirer les désastres que votre rancœur avait commis. La destruction à laquelle vous étiez désormais soumis.

Peu à peu, la douleur s’instillait dans ses veines. La brûlure de son propre sang marquait sa peau au fer. Il entrouvre les lèvres, dans l’espoir d’attraper quelques particules d’air. Ce n’est pourtant pas le manque d’oxygène qui l’empoigne, mais une soif intarissable. Il fronce les sourcils, sentant son corps lui faire résistance. Ses prunelles se déposent sur le décor qui lui était offert, et malgré la frustration et la colère qui nourrissait son esprit, un fin sourire narquois étire ses lèvres.

« - Il n’y a aucun triomphe à battre un ennemi à terre. Je te pensais plus attachée aux valeurs d’un combat à la loyale. » Sa voix est éraillée sous l'effort, ne lui enlevant en rien son arrogance et la puissance qui émanait de ses traits.

Il passe très lentement sa langue sur ses lèvres, dans l’espoir vain de les humidifier et d’oublier les sensations de craquelure qui l’inondaient. Il émet soudainement un rire qui se voulut douloureux en ressentant l’obstruction de ses membres et en sentant ses organes se pétrifier sous le joug de la solution qui traversait ses veines.

« - Je plaisante, je n’ai pas la naïveté de mon frère. Je savais pertinemment que tu ne pouvais m’offrir mieux que ce misérable spectacle en guise de vengeance. »

Il est presque flatté de voir tout l’attirail confectionné pour lui seul. Tu ne faisais pas confiance à tes propres créations, il te fallait une sécurité de plus. Des sangles de médiocre qualité, un laboratoire improvisé. Et une bonne dose d’amertume. Il ne peut bouger que ses iris, ses céruléennes se posent alors très lentement sur ton ombre, plus aucune colère ne le guette. Ton futur tout entier était soumis à son propre caprice. Il ne savait pas de la satisfaction à la drogue, lequel de ces deux éléments rendait la situation plus supportable. La douleur lui semblait presque lointaine. Sans se départir de son sourire, il soupire.

« - A quoi on joue maintenant ? »

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MessageSujet: Re: There is a Ghost in the Mirror Dim 9 Sep - 17:23
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Electra fixe l’horloge, et compte les secondes, à l’instar des grandes aiguilles, qui viennent d’annoncer l’arrivée d’un nouveau jour. Ta raillerie provoque un sourire sur sa bouche charnue, qui ne cache qu’assez maladroitement son amertume. Elle ne tourne qu’à moitié sa face dans ta direction, son menton se nichant dans ses boucles blondes. Le regard qu’elle plonge dans le tiens est d’une violence qu’elle tâche de ne pas exprimer avec ses mains, pour ne pas te briser trop tôt.

Finalement, elle s’avance à nouveau. Une de ses mains se posent délicatement à côté de ton visage, qu’elle approche aussi du sien. Cet écart réduit qui vous sépare permet de laisser son énergie dévorante combattre avec la tienne. Du dos de sa main libre, elle retrace doucement ta joue, avec une tendresse qu’elle retire immédiatement, pour attraper ton menton sèchement et le tourner vers elle.

« Quand je suis l’instigatrice de sa chute, rien ne s’enlève à ma satisfaction. Ne t’en fais donc pas pour mes valeurs. S’il m’en reste, tu en seras gratifié. »

Ses mots ne sont que des souffles. Pour rien au monde elle ne souhaite gâcher ce moment par un son désagréable, encore moins si elle en est la cause. Tu es pourtant assez effronté pour tenter de lui retirer tout plaisir dans la tâche, et la fragilité qu’on peut lire dans sa fausse assurance prouve que tu appuies aux bons endroits. Mais elle ne se permettrait jamais de l’exprimer clairement.
Son regard usé par votre précédent affrontement à la galerie, roule au-dessus de ton visage pour jauger le goutte à goutte. Elle sourit avec une grâce étrangement survenue, et recule enfin son corps du tiens pour contourner ton siège et saisir une seringue rougeâtre, dont elle fait s’échapper la bulle d’air par une pression contre le poussoir. Elle te fait dos quand elle reprend :

« Eh bien…, souffle-t-elle avant de pincer ses lèvres, qui sont maintenant habitées par un faible sourire, pour finalement se retourner à nouveau : Les règles sont simples. »

Elle saisit une seconde seringue, cette fois-ci vide. Elle soulève sa manche et tapote deux petites fois son bras avant de le piquer, son visage réagissant par réflexe à la douleur. La chercheuse remplie la seringue de son propre sang et une fois terminé, remplace la goutte qui s’était formée par un pansement.

« Capitule, annonce-t-elle en montrant la seringue de son sang : Ou résiste. »

Dans l’autre, du sang de mort. Elle avait testé ses effets sur quelques vampires pour être certaine qu’elle obtiendrait le résultat qu’elle voulait. Elle avait d’ailleurs noté que plus le vampire était assoiffé, plus la souffrance était réelle.

Electra positionne ses outils sur une table en inox avant de plonger à nouveau ses iris dans les tiennes. La noirceur qui recouvre, tel un voile impitoyable, ses yeux habituellement d’un bleu pervenche, la rend plus sévère... Mais rien ne laisse présager la question qu'elle va oser, sans précédent. Aucun indice n'aurait été suffisant. Aucun regard, aucun geste, aucune attitude. Elle l'avait sans doute retournée de différentes façons dans son esprit, des dizaines, des centaines, des milliers de fois; jusqu'à ce que ses émotions la quitte, jusqu'à ce qu'elle ne représente plus rien à ses yeux, qu'elle soit vide de sens, au point de la profaner.
Et le moment était venu.
Elle s'approche, silencieusement, fatalement. Au point où elle peut entendre ta déglutisson, sentir tous les effluves de ta souffrance, dessiner de ses yeux chaque parcelle de ton visage, voler le moindre filet d'air que tu serais tenté d'inspirer, dans cette proximité étouffante qu'elle vous impose. Et les mots franchissent enfin la barrière de ses lèvres qu'elles n'entrouvent qu'à peine.

« Comment as-tu procédé ? N’épargnes aucun détail. Je veux pouvoir entendre chaque cri que tu leur a arraché, chaque souffrance que tu leur a insufflé. Dis-moi comment tu les a tué. Et ce que tu as ressenti en leur ôtant la vie.  »
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MessageSujet: Re: There is a Ghost in the Mirror Dim 9 Sep - 23:30


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Il n’y a plus véhémente colère que celle d’un adversaire victorieux. Son sourire triomphe sous les astres de ton amertume et ses céruléennes contemplent avec une certaine dérision, les derniers fastes de ton humanité. Il se fait violence pour ne pas exprimer la répulsion qui l’inondait à ton simple toucher. L’outrage d’un tel geste pouvait lui inspirer une telle rage, qu’il préférait encore l’ignorer et t’offrir l’illusion d’une indifférence parfaitement maîtrisée. Tu ne semblais pas avoir conscience que l’état latent dans lequel tu l’avais plongé, était à la fois l’antidote et le poison. Soumis à tes tortures, tu lui ôtais l’opprobre de tout ressentir avec ses capacités de vampire, ta mansuétude indirecte le toucherait presque. C’est alors avec une surprise presque risible, qu’il sent un léger rire lui broyer la cage thoracique face à l’affront presque délectable que tu lui offrais. Il n’était pas un ennemi comme un autre, l’arme qu’il convoitait en sa proximité, était désormais tienne, et cette simple constatation ne faisait qu’amplifier l’écho de sa gloire prochaine : Electra disparaissait. Seule l’ombre de ta haine subsistait.

« - Je tâcherai de rendre à cet honneur, l’éclat que tu viens de lui ôter… » Ses lèvres sèches s’étirent. Il fait abstraction de la douleur qui l’incommodait et t’offre un regard d’une douceur qu’il ignorait pouvoir porter. Il passe très lentement sa langue entre ses lèvres et inspire longuement, douloureusement. Son regard terni et brumeux te toise avec une certaine délectation. Et l’impuissance à laquelle il était soumis ne suscitait pourtant aucune frustration. La quiétude semblait être un confort qu’il s’octroyait avec une certaine ironie.

« - Tu omets un élément primordial dans ton équation… » Sa respiration est saccadée, sa voix éraillée et rendue rauque par les produits et son état d’asthénie insupportable. Il murmure pourtant dans une ultime provocation : « - Petite éphémère. » Son sourire s’étire à nouveau, donnant à son faciès une expression presque impérieuse malgré la situation à laquelle tu l’assujettissais.

Il fronce doucement les sourcils lorsque les effluves de ton sang lui parviennent. Par réflexe, ses muscles se crispent. Il sent sa cage thoracique se contracter et sa gorge se nouer, ses prunelles tentent de prendre une teinte dorée, et ses veines, torturées par le liquide corrosif, lui supplient de les purger. Il serre alors la mâchoire pour faire bonne figure et relève son menton lorsque tu daignes lui accorder une nouvelle tirade. Au fur et à mesure de tes paroles, son regard s’écarquille, la surprise probablement.

La plus commune façon d’amollir un cœur que nous aurions offensé… serait la commisération et la pitié. Teindre ses paroles d’une certaine soumission et te prier de bien vouloir l’excuser malgré la haine viscérale qui venait d’anéantir tout espoir de repentir. Cette simple pensée étaya son faciès d’un sourire sardonique, ses prunelles étincelèrent d’une malice presque blasphématoire suite à ta confession. Et c’est un rire cristallin et enfantin qui lui échappa. Ce son aussi pur soit-il fut arraché à sa gorge dans un effort presque surhumain. Il bascule sa tête en arrière et happe l’air avec une certaine arrogance. Laissant à la pièce tout le loisir d’enregistrer son rire entre ses murs, et de le porter en écho, les années à venir.

« - Penses-tu réellement que je vais te faire la grâce d’un tel présent ? Regarde-toi. Pitoyable réplique du passé qui n’aspire qu’à la vengeance. Tu ne pourras jamais m’offrir la pénitence qui a été tienne, car toutes les tortures que tu voudras bien inventer pour me faire plier sous le poids de ta rancœur, ne pourront jamais égaler ce que j’ai pu t’enlever, et ce que tu ne pourras plus récupérer. »

Il hausse les sourcils et son sourire charmeur et enjôleur porte le dernier affront à ta dignité.


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MessageSujet: Re: There is a Ghost in the Mirror Lun 10 Sep - 21:52
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Le bruit du verre brisé résonne dans la pièce après ton silence ; ses doigts s’entrouvrent, et laissent apparaître les nombreux morceaux d’une seringue sur laquelle on avait fait pression trop fort. Le sang de mort se mêle au sien, qui s’écoule suite aux blessures qu’elle vient de causer d’elle-même. Les yeux qui te fixent sont d’abord d’un calme invraisemblable, d’un bleu dans lequel pas une vague ne danse, et où nulle lumière d’aucun phare, ne saurait lui apporter la vivacité d’autrefois…

Elle est immobile. Muette. Vidée. Elle ne sent pas même la souffrance que son cerveau lui incombe pourtant de remarquer, pour soigner sa plaie de laquelle s’échappe une quantité de sang inquiétante. Et quand l’aiguille reprend enfin sa course… C’est tout son être qui s’embrase et lui rend assez de vitalité pour qu’elle puisse reprendre possession de son corps. Elle te regarde sans aucune considération, pivote lentement d’un quart, attrape de sa main en sang un poignard à la lame étrangement conçue, et s’approche à nouveau de toi pour s’installer calmement sur un tabouret.

L’air fatigué qui se lit sur son visage, est un indice du mal que tu viens de causer. Intelligent ou stupide, tu venais de lui rappeler qu’elle n’avait plus rien à perdre. Elle entrouvre la bouche pour s’apprêter à parler, mais la referme délicatement, pour finalement relever son regard azur dans ta direction.

«  Quelle… Prétention. »

Electra allonge délicatement ses coudes pour faire glisser ses bras le long du lit, près de ton corps, et dépose son menton au sommet de ses deux mains empilées. Elle incline doucement son regard vers ta main attachée, puis finalement vers ton visage meurtrit qu’elle contemple avec une tendresse qu’il ne mérite pas. Soudainement, le poignard s’enfonce au même endroit où tu l’avais blessé à votre première rencontre, entre le muscle et l’os de ton genou ; une fois immobilisé, il diffuse une quantité faible de veine de vénus par les trous qu’il possède sur sa lame. Elle attend que la surprise ne passe, et se redresse lentement pour te jauger sans plus aucune amertume.

« Mais si tu fais preuve d’une clairvoyance évidente, je ne peux te donner raison sur un point, Niklaus. Car j’ai gagné depuis longtemps déjà, et ceci n’est que la mise en scène vouée à le prouver. »

Un pâle sourire vient déguiser ses lèvres pour t’indiquer la satisfaction qu’elle peut ressentir, malgré la fatigue qui la prend, sans doute liée à sa main blessée. Elle se lève complètement, passe longuement ses ongles le long de ton bras, et s’approche de la sangle qui te retient, avec laquelle elle joue dangereusement…

« Mais avant ça... Je vais te laisser une dernière occasion de déclarer forfait.
Capitule.
 »
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MessageSujet: Re: There is a Ghost in the Mirror Dim 16 Sep - 13:51


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Et le cristal se brise, à l’image de ton esprit qui ploie sous l’assaut de ses mots. Un sourire narquois se fige, et c’est l’odeur de ton sang qui bride sa satisfaction… à troquer son triomphe pour un semblant de frustration. Le son guttural de son rire aurait pu combler à nouveau le silence acide de la salle, mais l’effort était trop important à exécuter pour sa cage thoracique… apathique et ne tenant de l’organe que le nom, sans plus aucune de ses fonctions. Il serre la mâchoire et ses iris se rétractent tant ses instincts primaires cherchent à récupérer leurs droits. Ses narines gonflent, sa gorge se noue et sa bouche s’assèche. Il ne daigne pourtant pas faire grâce de sa soumission à tes espérances. Gardant le regard droit, nourrit d’une fierté dont il n’avait pourtant jamais eu le droit.

La souffrance instaure à l’air ambiant, une tension palpable et irrespirable. Il ressent progressivement, en plus des effluves de ton sang et de ta rage… cette douce mélancolie ostentatoire, liée à la sinistre réalité qui était la vôtre. Il ferme momentanément les yeux, s’accaparant un autre moment de répit sans prendre en compte tes agissements. Elle arrivait, la douleur. Ta plaie était béante et il pouvait sentir l’atmosphère plier sous les débris de ton âme qui virevoltaient. Il s’attendait à ce que cette même douleur finisse par se matérialiser à ses dépens, il attendait patiemment son châtiment. La colère, la haine… il en connaissait les armes et les épines. Tout ce qui avait attrait à cette déchirure interne qui vous ronge et vous comble à la fois. Tout ce qui avait fait de lui une abomination et qui allait faire de toi, une simple ombre. Rien ne pourrait jamais égaler la satisfaction de te savoir condamnée à suivre le même chemin sinueux qu’il avait emprunté. Son corps se cambre légèrement sous la douleur, un gémissement plaintif lui est extorqué par la douleur fulgurante du fer épousant sa chair. La fatigue, son état, le dessèchement… tout cela réduisait ce que tu voulais pourtant lui prodiguer. Son sourire douloureux te défie. Il humecte ses lèvres et hausse les sourcils avec une arrogance dont lui seul avait le secret.

« - Je suis flatté de l’importance que tu me voues… » Il incline son regard, ses paupières sont lourdes et se ferment machinalement très lentement. Il inspire très légèrement, sa jambe tiraillant le reste de ses muscles et renforçant sa soif de sang. Il relève lentement ses céruléennes dans les tiennes. Capituler n’était pas une option pour lui, s’il devait mourir ce serait sur un champ de bataille. Ne pouvant guère accompagner ses paroles d’un rire, bien trop difficile à produire, il se contente d’apposer à son expression, un brin de malice et d’une douceur blasphématoire.

Il susurre alors du bout de ses lèvres, sans jamais quitter tes iris des siennes :

« - Je suis le carburant de ta haine, la douceur de ta plaie. Un prétexte que tu utilises simplement pour justifier toute ta colère et toute la noirceur qui fait de toi le monstre d’indifférence que tu es aujourd’hui. Je suis désormais… ce que tu as de plus important en ce monde… Pourquoi devrais-je capituler, alors que cela réduirait à néant... Toutes tes espérances ? »

Le sourire qu’il affichait désormais, n’avait rien de cynique ou de sarcastique. Il y avait cette émotion indomptable dans ce regard, qui ne cessait d’attiser la curiosité de quiconque tentait de le briser. Vos tortures ne faisaient qu’alimenter son égo. Il était le moteur de toute cette haine, le moteur de toutes vos actions… à jamais le marionnettiste de votre vie insipide et misérable. Mais le jeu prenait fin trop rapidement, la douleur physique n’égale en rien celle que nous nous infligeons. Il relève son menton et murmure alors très succinctement :

« - Et si je te disais… que tu n’as pas tout perdu… ce jour-là ? »


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MessageSujet: Re: There is a Ghost in the Mirror Jeu 20 Sep - 23:20
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La première note de cette symphonie est basse et constante et n’est soumise à aucun tremblement. On reconnaît le début d’un crescendo à son calme suspect, à la frustration et l’attente dans laquelle il nous plonge. Tout ceci n’est qu’une scène. Sur laquelle se joue votre tragédie.

Le regard que tu lui lances la paralyse. Elle le soutient non pas parce qu’elle le souhaite, mais parce qu’elle ne peut s’en défaire. Si ses yeux s’illuminent seulement à ta dernière intervention, ils s’assombrissent bien vite, à l’instar de son âme.

« Ferme-la. »

Suite à ses mots, elle sort une télécommande de sa blouse blanche et parcours les touches de son pouce avant d’appuyer sur le bouton rouge. Subitement, un mur de ciment s’écrase devant la seule porte qui vous permet de sortir ; il en est de même avec les bouches d’aération et d’évacuation. La pièce est dorénavant totalement hermétique. Plus aucune entrée d’oxygène, plus aucune sortie. Elle lâche alors la télécommande au sol et l’écrase sèchement de son talon pour s’assurer que tu ne l’utiliserait pas. Vu ta condition, à moins peut-être de la vider de son sang entièrement pour regagner des forces et t’échapper, il est difficilement envisageable de sortir de ces murs, et ce n’était clairement pas sa force d’humaine qui allait aider dans cette situation.

« Quelque soit l’issue. Le jeu se termine ce soir.  »

Et puis… La musique s’élève. Les sons s’affolent. Un vent chaud rempli ses poumons et les embrasent, les premières flammes consument ses organes et s’attaquent ensuite à ses yeux ; sa vue se trouble et elle se sent peu à peu perdre le contrôle. Alors elle s’approche de toi dans un élan qu’elle n’a pas choisit. Elle s’arrête au dessus de ton corps et ses yeux parcourent rapidement l’installation qu’elle avait organisée pour toi. Tout paraît si… Vain, qu’elle  finit par arracher avec violence les câbles qui te relient aux perfusions. Le liquide gicle dans la pièce, s’échappe à une vitesse fulgurante, et un son strident et répétitif essaie de la ramener à la réalité : celui des machines qui s’affolent et hurlent de te brancher à nouveau. Mais elle n’en fait rien. C’est à peine si elle les entends.

« Debout. »
ordonne-t-elle d’une voix grave en tirant d’un coup sec sur les sangles, avant de ne s’attarder sur la lame dans ta jambe, qu’elle retire sèchement. Son regard de braise croise enfin le tiens et son visage devient plus sévère. « De-bout. »

Elle se recule de quelques pas… Sans arrêter de te fixer pour autant. A mesure qu’elle s’éloigne, ses épaules se libèrent de la blouse qui les alourdissaient jusqu’à présent. Une fois retirée, elle la jette à tes pieds avec un certain dédain. Elle prend une profonde inspiration, prenant conscience de l’importance de chacune d’entre elles dorénavant et te toise avec un air féroce, presque supérieur.

« Maintenant je t’écoute. Choisis très soigneusement comment tu vas gaspiller mon air. »

Ses intentions sont évidentes et le message est clair. Si c’est une nouvelle tentative de ta part pour la briser par un faux espoir, ce mensonge n’a plus aucune importance à présent car seul la vérité compte face à la mort.
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MessageSujet: Re: There is a Ghost in the Mirror Dim 23 Sep - 0:51


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« - Et l’héroïne quitte la piste de danse pour entamer son ultime valse dans les bras du diable. Imposant à la cadence de ses pas, l’ultime providence de ses actes. »

Son rire ironique s’étouffe instantanément dans l’air. Il avait brisé le fil ténu de ta conscience et se rendait compte qu’à trop jouer avec l’espoir des gens, on finissait par anéantir bien plus que leur âme. Il ne ressentait aucune culpabilité pour ce qui était de l’état dans lequel tu te trouvais, cependant… une forme d’empathie le guettait. Il voyait en toi, toute la détresse qu’il avait refoulé en lui. Ce constat, bien loin de lui octroyer la force nécessaire au pardon, alimentait sa frustration et réchauffait la bile haineuse qu’il réprimait.

Son regard se pose instantanément sur le plafond, l’air allait te manquer, et tu venais de le libérer. Peut-être devrait-il seulement abréger les souffrances qu’il avait causé. Mais l’idée à peine effleurée se dissipa, dans un cloaque de brume et de constellations indomptables. Le paradoxe des sentiments et des émotions qui arpentait les rouages de son âme, ne cessait de rendre à l’instant, ce doux goût amer de l’ignorance. Rares étaient les moments où il ne savait pas quoi faire et où, le contrôle si précieux qu’il gardait fermement, lui échappait pour ne laisser apparaître qu’une fragile consistance. L’hybride était à la fois l’homme et la bête. Et être soumis à cette terrible réalité, ne rendait à la scène qui se jouait, que l’éclat d’un drame romanesque et grotesque.

« - Penses-tu réellement que mon orgueil ait pu me pousser à me rendre à ton vernissage sans en avoir averti une personne de confiance ? Tu viens de te condamner à l’oubli. Une mort secrète et silencieuse, ton nom ne pourra jamais plus effleurer les lèvres des vivants… Alors que le mien perdurera encore dans ton esprit au-delà de ta mort. » Il se redresse légèrement, grimaçant sous l’effort. Son regard aussi vide que pouvait l’être ton cœur à présent, te faisait la grâce d’une vérité presque humaine. Son sourire, quant à lui, aussi mystificateur que son cynisme, ne cessait d’adonner à son expression, un semblant de sarcasme. Il passe sa main sur le brancard qui le soutenait quelques temps avant, posant enfin ses pieds sur le sol. Il lève son regard, son cou craquant sous l’effort et le mouvement bien trop difficile à exécuter dans son état.

Après un long silence, qui se voulut presque commémoratif, il se rapproche. Un pas après l’autre, ses céruléennes cherchent les tiennes, et aucun élan de haine ne l’assaillent, tu venais d’absorber toute la haine, ne lui laissant que les restes d’une euphorie apaisante et complètement vide. Il se rapproche de plus en plus, jusqu’à te faire reculer. Ton dos touche enfin le mur lorsqu’il dépose sa paume sur ce dernier et que son autre main vienne attraper ton poignet. Il le redresse et sa langue, aussi douce que pouvait l’être ses gestes, s’attardent sur tes plaies pour goûter au sang tant convoité. Son visage reprend instantanément ses couleurs, à l’instar de son cœur qui allait demeurer aussi noir que ta rancœur. Ses iris s’illuminent et il remonte son visage vers le tien, t’épargnant l’offense de trancher ta chair de ses crocs. Il frôle tes lèvres avec les siennes, ses iris descendant dans les tiennes avec une délicatesse presque cérémonieuse. Il hausse alors les sourcils et murmure, prenant garde à ne pas trop hausser la voix pour ne pas briser la solennité de l’instant :

« - Tu penses avoir gagné la guerre en choisissant la mort qui te convient ? Alors que je pourrai vivre sans en être affecté ? Ne te laisse pas dévorer par la haine. Le monde est encore rempli de merveilles que tu n’as pas explorées, trop aveuglée par ta haine… tellement sourde aux douces mélodies que te prodigues le ciel, que tu n’as jamais pu envisager que tu n’étais peut-être pas la seule à avoir survécu ce jour-là. »

Il recule légèrement son visage et humecte ses lèvres, en inspirant doucement.

« - Veux-tu réellement mourir en portant lors de ton dernier souffle, l’ultime poids de la culpabilité de ne pas avoir pu voir ton frère une dernière fois ? Si tu désires réellement le revoir… »

Il incline son regard et sa main qui était disposée sur le mur, glisse lentement pour s’en éloigner. Il susurre alors d’une voix rauque et légèrement éraillée :

« - Il suffit simplement de me le demander. »



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MessageSujet: Re: There is a Ghost in the Mirror Mar 25 Sep - 23:30
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Le silence est une clé, qui ouvre la porte donnant sur les plaines de l’inconscient. On l’insère machinalement dans la serrure, et guidé par le marionnettiste, on s’infiltre à l’intérieur pour découvrir ce que notre âme se garde de nous montrer dans l’activité… Mais si le paysage avait un certain attrait avant de franchir le seuil de cette porte, il se désintègre pour laisser place à un précipice qui cause notre chute inexorable.  

Le rire cristallin qui s’échappe de ses lèvres, est un moyen pour échapper à ce monde et la reconnecter à la réalité. A mesure qu’il s’évacue dans la pièce, comme un doux remède à son terrible mal, elle reprend ses moyens. Mais pour une courte durée seulement. Le rire arrête de résonner et son visage prend une teinte différente. Ses narines inspirent et expirent rapidement, et elle secoue une large fois la tête en souriant nerveusement.

« Non. » souffle-t-elle sans même te fixer, ses mains se glissant dans sa chevelure pour venir saisir son crâne. « Non… Tu mens. »

Elle secoue à nouveau la tête et se sent suffoquer. Non pas parce que l’air se fait rare, mais parce qu’elle se sent acculée sous le poids de ses émotions. Elle glisse ses mains vers le haut de sa poitrine et respire fortement pour compenser la sensation désagréable dans sa cage thoracique. Mécaniquement, une de ses mains la rattrape à une table avant que la deuxième ne la rejoigne et qu’elle ne baisse la tête en crispant sa mâchoire.

« C’est impossible... » souffle-t-elle entre ses dents serrés. « Il ne peut pas… »

Electra relève doucement la tête pour regarder le mur et ses yeux s’illuminent. Elle tourne lentement sa face vers la tienne, et alors qu’elle t’avait ignoré jusque là, elle défie ton regard avec insistance. Un sourire mauvais dessine à présent ses lèvres.

« Niklaus Mikaelson... Le GRAND Niklaus Mikaelson. Hybride originel impitoyable qui n’a de respect pour aucune autre vie que la sienne… Veut me faire croire qu’il a épargné mon frère ? »

Le sourire qu’elle avait sur ses lèvres disparaît quand elle s’élance vers toi pour attraper les pans de ta veste, ses yeux humides se dressant dans les tiens avec des émotions douloureuses et contraires, qu’elle n’aurait jamais pensé pouvoir l’accabler. Elle t’attire sèchement vers elle pour être certaine que tu ne fuirais pas cette confrontation, limitant ainsi drastiquement l’écart qui vous séparait.

« Pourquoi... commence-t-elle alors que ses mains se resserrent durement sur le tissus : Pourquoi est-ce qu'il a fallut que tu dises ça ? »

Elle semble vaincue par la vérité. Il était le seul corps qu'elle n'avait jamais retrouvé et tu n'avais aucun intérêt à mentir à cet instant. Et elle se rendait compte... Que malgré tous ses espoirs de le revoir un jour, c'était en réalité la pire éventualité possible. Son regard n'en était que plus affligé. Presque suppliant. Elle espérait que tu lui ferais la grâce de retirer cette vérité, que tu l'annulerais, que tu l'emmènerais loin d'elle. Tout en sachant que c'était impossible.
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MessageSujet: Re: There is a Ghost in the Mirror Jeu 27 Sep - 22:45


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Well I know there can come fire from the sky to refine the purest of kings and even though I know this fire brings me pain

Il hausse les sourcils sous la surprise de voir tant d’émotions peindre ton faciès d’une multitude d’écorchures. La douce symphonie que pouvait lui offrir ton cœur, ne portait que la mélodieuse union de ta détermination et de ta capitulation. Il ne pouvait qu’admirer avec surprise, la douceur d’un jeu si parfaitement taillé. La délicatesse d’un rôle parfaitement exécuté, les notes d’une sonate dont il aurait pu lui-même écrire la partition. Son sourire ne fait pas l’opprobre à l’instant en se figeant sur ses lèvres, il préserve une expression neutre, et se prenant au jeu des illusions, il sent sa gorge se nouer. Il fixe tes mains sur sa veste et analyse le moindre de tes gestes. Il n’allait pas si facilement céder à tes émois. Son objectif était clair à présent, et il ne le quitterait pas.

Il passe très lentement sa langue sur ses lèvres et ravale sa salive, sa main se dépose lentement sur la tienne pour que tu lâches prise. Le sang afflue dans ses veines tout en quémandant sa consistance. Il lui fallait de la force pour sortir, davantage pour affronter les nouveaux obstacles qui allaient se dresser face à l’avènement de son règne. Il profitait de la dissension qu’il avait créé chez ses ennemis pour attirer des partisans à sa cause, les humains et les chasseurs étaient contre vous désormais. Il pouvait se retirer de l’équation sans en craindre les conséquences. Il avait feint d’être faible, afin que ses ennemis, ouvrant la porte à la présomption et à l’orgueil… l’attaque et fasse la première erreur. Pas la tienne. Tu suivais les mêmes méthodes, tu avais le même esprit et cela ne rendait l’affrontement que plus délectable.

« - Tu serais fort surprise de voir ce que l’abîme d’une âme peut receler. Au-delà de la pénombre que l’on sert volontiers aux pantins qui daignent nous effleurer. Je porte le faste d’un masque qui nourrit l’image que l’on se fait de moi, comme tu le fais avec le tien… »

Il lui fallait te plonger dans d’inextricables épreuves. Celles qui concernait ton frère et tes proches, mais avant tout ton propre combat intérieur. Pour t’épuiser et prendre l’ascendant sans même utiliser sa violence. Il se cambre et très lentement sa main se soulève, dans une grâce presque irréelle, elle frôle ta joue et pénètre ta chevelure pour profiter de son toucher et s’accaparer les quelques instants que tu lui octroyais.

« - Alors, ma toute petite…. Éphémère. Crois-tu réellement qu’un cœur aussi noir que le mien, pourrait céder à ses inclinations de pitié pour t’offrir un élan d’espoir dans le seul but de gagner une bataille que j’ai déjà remporté ? »

Son sourire s’étire et il agrandit les yeux, malgré lui l’émotion le prend à la gorge. La détresse que tu exprime fait écho à celle qu’il étouffe. Il arbore un sourire déchirant le ciel des lamentations muettes et se cambre pour te murmurer dans un affront qui ne possédait aucun corps, si ce n’est la puissance de ses maux :

« - Je t’offre une chance de survivre et de connaître ce que tu as toujours cru avoir perdu. Je t’offre la chance de connaître ce qui t’a toujours été défendu. Il te suffit juste… » Il incline son regard, ses lèvres frôlent les tiennes dans une indécence presque sensuelle. La douceur de son murmure porte l’écho de toute une époque révolue, il entrouvre les lèvres et inspire profondément : « - De me le demander. »

Sa main glisse très lentement et libère ta chevelure pour s’échouer dans le vide fastueux d’une cave trop remplie. Il redresse son regard et plus aucun sourire n’égaye ses traits de son cynisme. Il n’était pas dupe au point de croire que tu étais réellement soumise au joug de ta détresse, si il y avait bien une chose qu’il avait compris lors de ces dernières années à tes côtés… c’est que chaque geste que tu oses faire est peint de tes desseins. Et si tu mets si volontiers ta dignité et ta fierté de côté, c’est dans l’unique but de faire croire à ton incapacité, à la faiblesse que tu n’as pourtant pas. Ce qu’il avait volontiers pu t’offrir pour que tu l’amènes au sein de cette cave et que vous ayez cette confrontation, toujours auréolée de vos stratégies et de vos jeux mesquins. Le pion est tombé, l’échec est proche. Mais la bataille n’est pas encore terminée, qu’il l’a déjà remportée. Sublimer son ennemi et utiliser ses faiblesses, corrompre ses convictions et instiller le doute. Il allait t’user jusqu’à ce que tu cèdes. Et ce même si une issue de secours avait été prévue.

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MessageSujet: Re: There is a Ghost in the Mirror Jeu 27 Sep - 23:55
The
Devil
Within
Look what you made of me
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Et la main assassine se pose sur la sienne, comme pour la saisir et l’entraîner sur la scène, afin de délivrer une valse irréelle, dont les mouvements fluides unis les corps avec une aisance déconcertante. Elle était comme bercée, et suivait avec facilité le talentueux meneur que tu étais, victime d’une poésie puissante et fragile à la fois.
Elle roule son visage contre la main qui glisse dans sa chevelure sans ne rencontrer une quelconque résistance, et clos ses yeux pour ne laisser aucun de ses autres sens troubler ton toucher qui lui communique un frisson exquis. L’air qui commence à manquer n’aide pas ses paupières à s’ouvrir facilement, mais n’empêche pas à ses prunelles de saisir les tiennes.
La requête qui est tienne résonne longuement dans sa tête, et lui arrache un sourire atrocement tendre. Ses mains délicates attrapent ta mâchoire pour te garder à proximité, alors que sa tempe se colle à la pommette de ta joue pour faciliter l’accès à ton oreille de ses lèvres.

« Rends-le moi… murmure-t-elle alors que ses yeux s’ouvrent complètement pour fixer le mur devant vous : Mais par pitié, ne me le rends pas vivant. »

Elle incline doucement son regard vers toi, à mesure qu’elle éloigne sa face de la tienne, avant que son corps ne suive le mouvement faiblement. Elle interrompt la danse et quand elle est assez loin de toi, son regard vide de toute émotion contemple l’homme de tout ses maux précédents et à venir avec une certaine amertume.

« Niklaus Mikaelson, je vous avoue vaincue. »

Elle s’avance avec une lenteur qui la ferait presque déambuler vers la porte de ciment qu’elle contemple un instant avant de tourner sa face vers toi à demi.

« Là est notre principale différence, mon cher et tendre reflet. Ce qui nous rend contraire dans une subtilité que le cerveau tend à oublier pour rationaliser. Je préfère savoir mon frère mort si je peux le préserver de ce monde. Parce que je ne suis pas aussi faible que toi pour faire d’une nécessité ce qui débecte pourtant mon âme.  Maintenant, ouvre cette porte. »

Electra déglutit difficilement, sa main se posant sur le mur pour se retenir de s’écrouler. En réalité, elle ne se montrait morte que pour étouffer l’espoir que tu venais de faire naître en son sein. La déception qui peut la guetter l’effraie assez pour qu’elle referme les portes à ses émotions aussi rapidement que tu les avais ouvertes facilement. Et l’air qui manque à ses poumons lui permet d’avoir l’air aussi insensible qu’elle veut le paraître. Dans sa tête résonne le bruit de son propre cœur qui pourtant lui prouve à quel point tu viens de causer un désordre monstrueux chez elle. Ses jambes la trahissent et elle fléchit devant le mur en laissant sa main glisser le long de ce dernier et ses ongles tâcher de l’agripper. Elle dépose son front contre le ciment froid et on entend le son difficile qui s’échappe de ses lèvres qui tentent de happer l’air qu’il vous reste.

« Ouvre-la... » demande-t-elle une dernière fois, cette fois-ci sans autorité, alors que son poing se serre aussi férocement qu’elle le peut contre le mur qui la sépare de son exil. Là où elle pourrait te cacher ses émotions éternellement. Là où sa crédibilité ne serait pas menacée. Là où ton influence s’arrêterait. Si seulement ce désir pourrait être réalisable, maintenant que son âme est marquée à tout jamais de ton empreinte que même la mort ne saurait retirer.
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