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Le monde a changé. Une espèce supérieure a pris notre place. Des créatures qui n’existaient alors que dans les légendes. Mais la vérité, c’est que ces créatures, à la fois fascinantes et terrifiantes, sont bien réelles, et rôdent dans l’obscurité de notre monde depuis bien longtemps déjà. Je ne peux me résoudre à nommer ces êtres si particuliers. Je me dois cependant de vous les décrire. Je vous parle d’individus qui n’ont d’humain que l’apparence, et qui, à la lumière du jour, préfèrent les ténèbres de la nuit, plus propices à leurs activités sanglantes. Je vous parle d’êtres aux dents longues et suffisamment acérées pour percer la chair de votre cou et en faire perler le sang. Je vous parle de bêtes incontrôlables, obsédées par le besoin de s’abreuver, et qui ne reculeront devant rien pour l’assouvir. Et aujourd’hui, ces créatures sortent enfin de l’ombre. Parce qu’aujourd’hui, elles n’ont plus rien à craindre de l’Homme. Et nous, nous pauvres humains qui nous pensions si infaillibles, nous ne pouvons pas les arrêter. Et bientôt, il ne restera plus rien du monde d’antan que nous chérissions tant.

28/05/2018 Ouverture du forum
02/06/2018 Ouverture du jeu
08/07/2018 Modification du contexte et des annexes
02/08/2018 Changement de design


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MessageSujet: Build it up and break it down [Flashback] Lun 18 Juin - 17:31

Build it up and break it down

Do monsters make war or does war make monsters ?






Flashback
2016 ~ Downside

Elle avait longuement hésité avant d’organiser cette conférence. Elle en avait discuté avec les autres chercheurs, et ils avaient mis un long moment à se mettre d’accord. N’était-ce pas trop dangereux de réunir autant de représentants de l’espèce humaine au même endroit ? N’était-ce pas une occasion en or pour tout vampire qui passerait par là ?

Bien sûr que c’était dangereux. Evidemment. Mais la vie elle-même (ou la survie) représentait un danger, et c’était encore plus vrai pour les humains. La peur régnait à chaque coin de rue. La confiance avait laissé place à la méfiance. Il fallait se cacher, en permanence, et rester toujours sur ses gardes. La Mort pouvait survenir à tout instant, et regrouper autant d’humains dans un seul et même endroit, c’était la défier, la provoquer.

Mais pour elle, le véritable danger, ce n’était pas les vampires. Ce n’était pas la guerre. Ce n’était pas les hommes. C’était le désespoir. S’il y avait bien une chose qui liait les survivants de ce monde, c’était ça. Parce que le désespoir incite à baisser les bras. A laisser tomber. Si demain n’est pas meilleur qu’hier, alors à quoi bon ? A quoi sert de survivre ? C’était ça, qu’elle redoutait le plus. Que les humains se retirent du combat de la vie. Parce que c’est lorsque l’on n’a plus peur de la mort que cette dernière devient véritablement dangereuse.

Alors, elle avait insisté pour maintenir la conférence. Parce qu’elle voulait lutter contre ce désespoir qui envahissait les âmes. Parce qu’elle voulait des nouvelles qui pourraient potentiellement réchauffer les cœurs. Et donner la force de se battre, encore un peu. Elle voulait croire que si le désespoir pouvait tuer, alors l’espoir, lui, pouvait tous les sauver. Après tout, c’était ce qui l’avait maintenue en vie jusqu’ici.

A vrai dire, elle ne se nourrissait presque plus que d’espoir. Elle sautait de nombreux repas et elle ne s’autorisait à dormir que quelques heures par nuit. Ses recherches étaient devenues depuis longtemps déjà sa priorité. Si parfois elle se nourrissait et dormait, c’était simplement parce qu’elle avait conscience qu’elle devait répondre à quelques besoins vitaux pour parvenir à être toujours efficace dans son travail.

Mais ces détails n’avaient pas d’importance aujourd’hui. Parce que ce jour marquait le début d’un commencement nouveau. Aujourd’hui, on célébrait le droit de vivre de l’humain, mais aussi de celui de toutes les autres espèces. Enfin, elle avait pu partager la bonne nouvelle : bientôt, le remède pour rendre leur humanité aux vampires sera prêt. Ce n’est qu’une question de temps. Et alors, alors, peut-être la paix sera-t-elle finalement envisageable.

Elle avait été agréablement surprise du nombre de présents lors de la conférence. Bien sûr, des précautions avait tout de même été prises : on avait veillé à réunir tout le monde en pleine journée à la galerie d’art, qui avait l’avantage de posséder de grandes baies vitrées, de sorte qu’aucun vampire ne pouvait s’y cacher pour éviter la lumière du soleil.

Elle avait laissé la place à l’un de ses collègues qui prenait maintenant la parole. Elle retint un bâillement et recula maladroitement pour s’appuyer au mur qui se trouvait sur un des côtés de la salle. Elle secoua brièvement la tête et grimaça. Elle n’avait pas pris en compte que le fait de parler devant un auditoire la fatiguerait probablement. Elle n’avait pas l’habitude de ce genre d’activités, et elle manquait d’énergie.

Elle soupira et s’éloigna du public pour essayer de trouver un endroit isolé. Elle avait juste besoin de s’asseoir, et de fermer les yeux, ne serait-ce que quelques minutes…

Mais elle bouscula quelqu’un brusquement. Ou bien c’était lui qui lui était rentré dedans ? A vrai dire, elle ne saurait le dire, tant la fatigue brouillait ses pensées.

Elle releva la tête et fit un pas en arrière.

- Désolé, je… Je ne regardais pas où j’allais.

Elle fronça légèrement les sourcils et inclina la tête. Pourquoi n’était-il pas avec les autres pour la conférence ?

- Je peux vous aider ?

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MessageSujet: Re: Build it up and break it down [Flashback] Lun 18 Juin - 22:46


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"J’étais en colère contre mon ami, Je le lui dit, ma haine se flétrit. J’étais en colère contre mon ennemi, Je n’en ai rien dit, ma haine fleurit. Et je l’arrosais dans la peur, Soir et Matin de sanglots vengeurs, Je l’ensoleillais de sourires forcés, De stratagèmes perfides et mensongés..." William Blake

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L’humain était fascinant. Un léger sourire sardonique étire ses lèvres lorsque ta voix fluette et mélodieuse emplit la salle et semble trouver bons clients parmi les convives. Il dévisageait ta silhouette frêle, ton regard translucide et complètement perdu dans l’ombre d’une obsession dévorante. Tu étais en proie à des démons intimes, une cible dont les épices délicates devaient être maniées avec dextérité. Il te savait fragile, non pas mentalement… Mais physiquement. Les fins tremblements de ton cœur en attestaient la véracité. Tu étais soumise à une pression continuelle qui allait te perdre, et cela te rendait extrêmement envoûtante.

Pour une fois, il troquait l’éclairage des projecteurs pour l’ombre du mystère. Laissant à sa solitude l’opportunité d’observer les pions qui s’avançaient et déambulaient sans réel but dans l’assemblée. Il humecta ses lèvres du bout de sa langue et inspira grandement lorsque tu t’éloignas enfin. S’avançant, il attrape une nouvelle coupe pour accompagner la sienne et se dirige dans ta direction. Tu dérivais entre deux flots dont il ne pouvait percevoir les méandres qu’au travers de ta démarche, sans comprendre les quelques voiles que ton regard imposait au monde qui, pourtant, était le tien.

Il profite de cette rêverie passagère pour s’arrêter et te laisser sciemment lui rentrer dedans. Il sauve les verres de justesse tout en tentant de réprimer ses capacités surnaturelles et son instinct inhumain. Un léger rire presque cristallin lui échappe, feignant la gaucherie maladroite d’un humain un peu trop misanthrope pour daigner rejoindre ses semblables. Il entrouvre les lèvres et dans un sourire juvénile souffle d’une voix douce et rocailleuse :

« - C’est à moi de m’excuser. Je désirai ardemment faire votre rencontre. Votre discours suscite les émois et je ne peux m’empêcher de recouvrer espoir en l’avenir de l’humanité… lorsque je croise les travaux de personnes aussi dévouées. » Il arque un sourcil. L'ironie de ses propos n'était perceptible que dans son fors intérieur. Son regard appuyait des convictions dont il n'était pas porteur. Les traits innocents et parfaitement peints sur son faciès avaient été murement étudiés. Les siècles aidant, la mascarade qui le frustrait commençait pourtant à prendre une tournure ludique qui lui plaisait. Il fait mine d’être surpris et te tend la coupe de champagne avant de souffler ;

« - J’aurai préféré vous apporter quelque chose de plus revigorant qu’une coupe de champagne bon marché. »

Ses céruléennes s’illuminent et rencontre les tiennes. Aussi ternes que l’étaient tes desseins. Tu n’avais pas idée du fléau que tu créais. Lorsque l’on créé un antidote, nous créons très souvent un nouveau poison. Il y a toujours un prix à payer. Plongeant dans tes iris, il découvre peu à peu toutes les émotions et le vide qui t’habitait. Une étincelle subsistait malgré tout. Tes convictions portées par une simple volonté, aussi fragile que le cristal de ta peau… L’homme est fascinant… Lorsqu’il est plongé dans les abîmes du désespoir, il lui suffit d’une chance, aussi fine qu’un fil d’araignée, pour recouvrer la force de se battre.




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MessageSujet: Re: Build it up and break it down [Flashback] Jeu 21 Juin - 16:18

Build it up and break it down

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2016 ~ Downside

Elle avait depuis longtemps perdu l’habitude de communiquer avec les autres. Elle ne dialoguait qu’avec les autres chercheurs qui travaillaient avec elle, et seulement lorsque c’était nécessaire. Elle ne se montrait pas froide pour autant, même si ça aurait sans doute été plus facile. Mais elle ne partageait rien d’autre que ses recherches. Personne ne la connaissait réellement. Personne ne savait qui elle était au-delà du costume de chercheuse. De toute façon, à quoi bon ? Etait-elle vraiment autre chose qu’une scientifique désormais ?

Elle haussa les sourcils. Il n’y avait rien de réellement étrange à ce qu’elle venait d’entendre. Après tout, elle venait de présenter un projet qui pourrait bien changer les choses. Il était normal qu’on lui pose des questions à ce sujet. Mais à vrai dire, elle ne s’y était pas vraiment préparée. Elle avait cru qu’elle pourrait s’éclipser en toute discrétion, et qu’elle pourrait se replonger dans ses recherches. Parce que le temps était précieux et qu’elle n’avait pas une seconde à perdre. Plus maintenant.

-  Oh, je… Je ne suis pas la seule à travailler sur ce projet. C’est un travail d’équipe. Mais je suis heureuse que l’on ait pu offrir à la communauté un peu d’espoir. Même si le remède n’est pas encore au point, c’était le but que nous recherchions.

Elle connaissait le pouvoir de l’espoir. Mais elle refusait de trop se laisser porter. Parce que le projet n’était pas encore terminé. Nul ne savait ce qui pourrait se produire d’ici là. Bien sûr, elle voulait croire qu’ils allaient parvenir à la création de ce remède. Mais personne ne pouvait dire combien de temps ça allait encore prendre. Elle ne voulait pas se laisser porter par l’espoir, parce que si ça ne marchait pas… Alors ce serait sa faute.

Mais il fallait que ça marche. Elle n’avait pas le droit d’échouer. Plus maintenant. Elle venait de présenter l’espoir de la survie de l’espèce humaine. Elle ne pouvait pas se permettre de décevoir autant de monde. Et surtout pas… Surtout pas elle-même.

Un faible sourire s’installa sur ses lèvres alors qu’elle prenait la coupe de champagne qu’on lui tendait. Elle aurait pu simplement refuser. Elle aurait dû faire ce qu’elle avait prévu de faire : trouver un endroit pour se reposer quelques minutes, assister à la fin de la conférence si nécessaire, et retourner s’enfermer dans son laboratoire pour continuer ses recherches. Mais elle n’en fit rien. Elle était toujours là, prête à discuter avec un parfait inconnu. Elle avait cru voir dans l’expression de son visage un semblant d’espoir. Un espoir fragile et puissant à la fois. Mais elle percevait aussi quelque chose d’autre, quelque chose de dangereux, quelque chose qui consumait l’âme jusqu’à ce qu’il ne reste plus que des cendres. Ou bien… Ou bien ce qu’elle avait cru apercevoir était simplement son propre reflet.

Elle fit un pas en arrière lorsqu’elle réalisa qu’il la regardait dans les yeux. On dit souvent que les yeux sont le reflet de l’âme. Mais elle ne voulait pas qu’il regarde son âme. Personne ne devait la voir. Elle ne pouvait plus être vulnérable désormais. C’était pour ça qu’elle ne se concentrait que sur ses recherches. Il n’y avait que ça qui comptait. Rien d’autre.

Elle détourna rapidement le regard et son sourire s’effaça.

- Merci. Pour le champagne.

Elle resta silencieuse un instant. Elle hésita à mettre un terme à la conversation dès maintenant et à tourner les talons. Mais s’il était venu vers elle, c’était sans doute qu’il avait besoin de réponses. Et en tant que chercheuse, elle se devait de les lui donner.

Elle releva la tête.

- Alors, en quoi puis-je vous être utile ? J’imagine que vous devez avoir des questions.

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MessageSujet: Re: Build it up and break it down [Flashback] Sam 23 Juin - 21:49


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"J’étais en colère contre mon ami, Je le lui dit, ma haine se flétrit. J’étais en colère contre mon ennemi, Je n’en ai rien dit, ma haine fleurit. Et je l’arrosais dans la peur, Soir et Matin de sanglots vengeurs, Je l’ensoleillais de sourires forcés, De stratagèmes perfides et mensongés..." William Blake

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Il tendait l’oreille et percevait la moindre bribe de conversation vous entourant, son regard ne quittait pourtant pas le tien. Son sourire s’élargit, laissant apparaître sa dentition presque irréellement parfaite. Pour parfaire le rôle qu’il venait d’accaparer, il souffle un léger rire maladroit tout en haussant les épaules. Il entrouvre les lèvres, les referme, les humecte et détourne le regard en feignant une timidité attachante. Il fermait alors son ouïe au monde et scellait votre quiétude dans un regard échangé. Il comptait bien ne pas te laisser filer, même si pour cela, il devait renoncer aux autres chercheurs le temps d’une soirée.

« - Je ne doute pas de votre humilité. Vos intentions sont humbles et, offrir le mérite à votre équipe, ne fait qu’affirmer mes premières impressions sur votre personne. Vous ne pourrez pas échapper éternellement aux éloges que vous méritez. » il décroche un léger sourire charmeur tout en plissant les lèvres. Il hausse les sourcils et son regard rieur ne quitte pas le tien. Il cru un instant que son insistance te déstabilisa, il comprit bien vite pourtant, que tu tentais simplement de cacher les cicatrices que le temps avait gravé sur ton âme. Par pudeur ou par crainte de laisser une autre personne détenir les clefs d'un tel trésor.

Il hoche alors très légèrement la tête et porte la coupe de champagne à ses lèvres. Faisant mine de savourer le liquide à bas prix et de faible qualité. Il serre son verre et souffle, se rapprochant d’un pas.

« - Je vous sens nerveuse. Ce n’est pas ma présence qui vous importune ? Je suis navré de vous avoir accosté avec si peu d’élégance. Je n’ai pas pour coutume de me mêler à la foule. Vos recherches font bien plus qu’inspirer l’espoir… Elle nous pousse à nous questionner sur la vie que nous voulons mener. Sur l’avenir que nous voulons nous offrir. »

Il se mord intérieurement la joue. L’éloge était terminé, étrangement, il ne voulait pas te mentir plus que nécessaire. Il pensait véritablement parler au nom de tous ces hommes et de toutes ces femmes. Qui loin d’aspirer à survivre dans ce monde, cherchait encore à dominer. À asseoir leur pouvoir et récupérer une quelconque richesse, sans jamais comprendre qu’ils avaient cédés tout cela par excès de concupiscence. Il s’avance légèrement et rejoint un banc sur lequel il s'assoit. Son sourire s’étire lorsqu’il t'intime d'un geste de la main, à le rejoindre.

« - Il ne faut pas être un génie pour comprendre que vous souffrez d’anémie. Je ne voudrais pas que vous vous fassiez mal en heurtant ce sol à peine nettoyé. » Il écoutait les fins battements de ton cœur, la circulation de ton sang. Il sentait à ton odeur et à la dégaine peu travaillée et négligée, que tu ne t’occupais plus réellement de ta santé. Obsessionnelle, tu tentais de réprimer tes démons en occupant ton esprit et tes mains à une cause qui te semblais juste. Tu te fourvoyais. Plus on évitait la confrontation, plus elle était terrible.

« - Veuillez m’excuser. » Il hausse les sourcils et incline légèrement son regard. « - Un médecin qui s’intéresse à la recherche, ça n’a rien de très original. » Lâchait-il pour justifier son oeil expert.

Il porte à nouveau la coupe de champagne à ses lèvres et mit un terme à son supplice en l’avalant cul sec. Le goût âpre du liquide titillant encore ses papilles. Il passe alors lentement sa main sur son visage.

« - Vous n’êtes encore qu’au début du processus d’expérimentation ou vous devez encore tester… votre sérum ? Vous en connaissez les effets secondaires ? »



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MessageSujet: Re: Build it up and break it down [Flashback] Sam 4 Aoû - 22:21

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2016 ~ Downside

La perplexité l’envahissait. Il y avait quelque chose de flou dans cette situation. Quelque chose d’étrange. Elle se sentait mal à l’aise. Pourquoi ne lui posait-il pas ses questions directement ? Il se préoccupait trop d’elle. De sa personne. Mais pour quoi faire ?

Elle avait la sensation d’être dans le brouillard. Mais peut-être était-ce simplement dû à son état physique. Peut-être qu’elle n’avait plus vraiment les idées claires. Peut-être bien que le problème venait d’elle, et que son comportement à lui n’avait rien de plus normal. Peut-être que c’est comme ça que ça se passe, normalement, quand on laisse l’occasion aux autres de s’approcher de nous.

Mais alors, pourquoi son instinct lui envoyait des signaux d’alerte ?

Elle secoua légèrement la tête pour chasser ces idées qui commençaient à lui donner mal à la tête tant son esprit était embrumé.

Mais elle fut à nouveau prise de court et l’observa d’un air un peu surpris. Les éloges qu’elle méritait ? Elle ne savait pas quoi répondre. Comment pouvait-il savoir ce qu’elle méritait ou non, de toute façon ? Il n’avait pas le droit de la complimenter comme ça. Elle ne pouvait pas accepter. Parce qu’elle ne pouvait pas se reposer sur ça. Elle devait aller plus loin. Plus vite. Ce qu’elle avait accompli jusque-là était loin d’être suffisant. Ce n’était que le commencement. Elle ne voulait pas d’éloges. Elle ne voulait pas sentir cette culpabilité qui la rongeait depuis si longtemps s’apaiser. Parce que maintenant, elle lui était devenue si familière… On finit par s’habituer à ses blessures, à ses cicatrices, et on les laisse nous définir. Si on les laisse partir, alors qu’est-ce qu’il reste ?

A nouveau, elle détourna le regard, déstabilisée, et leva sa coupe pour en boire une gorgée, comme pour éviter de répondre.

Et puis, la seconde d’après, il avait fait un pas de plus pour se rapprocher d’elle. Son cœur manqua un battement et les signaux d’alerte de son instinct s’affolèrent de plus belle. Stop. Trop vite. Trop près. Trop. Trop. Trop. Pourquoi ?

Et ces mots, encore. D’abord, il s’inquiète pour elle, et puis, à nouveau, ces éloges. Qu’est-ce qu’il cherchait ? Qu’est-ce qu’il voulait ? Il ne la connaissait pas. Et pourtant, pourtant, elle avait l’étrange sensation qu’on essayait de l’envoûter.

Elle recula très légèrement. Et puis, elle trouva ce geste ridicule. Mais qu’est-ce qu’elle faisait ? De quoi voulait-elle se protéger comme ça ? Elle ne le savait pas elle-même. Si elle continuait comme ça, il allait la prendre pour une folle. Bon sang, elle aurait dû l’envoyer vers l’un de ses collègues pour qu’il lui pose ses questions. Elle était douée pour la science, pas pour les relations humaines.

Elle se racla la gorge et força un léger sourire en secouant brièvement la tête.

- Non, je… Je suis juste un peu fatiguée, ce n’est pas vous. A vrai dire, c’est plutôt une bonne chose que cette conférence suscite de l’espoir et même des interrogations. Et je suis là pour y répondre. Même si mes réponses risquent d’être un peu moins claires que celles de mes collègues étant donné mon état de fatigue.


Elle inclina un peu la tête et afficha un sourire contrit, mais sincère cette fois. Même si elle ne savait pas bien pourquoi elle s’excusait. Qui est-ce que ça pouvait bien intéresser qu’elle soit fatiguée ? Elle soupira en son for intérieur. Mais qu’est-ce que tu fais ?

Elle haussa un sourcil quand il l’invita à le rejoindre sur le banc mais se rapprocha sans hésiter. Elle ne pouvait le nier, elle avait besoin de repos. Alors pour une fois, elle ferma la porte à ses idées noires et fit taire son instinct paniqué. Elle prit place sur le banc (en prenant soin de garder une certaine distance de sécurité tout de même). Elle sentit la pression redescendre et, si elle l’avait osé, elle aurait poussé un soupir de soulagement.

Elle tourna la tête vers lui.

- Je vais bien, ne vous en faites pas. Comme je l’ai dit, je suis juste fatiguée. J’ai juste besoin d’un peu de repos.


Mais malgré tout, elle lui offrit un sourire reconnaissant. Bien sûr qu’elle était bien plus que simplement fatiguée. Bien sûr qu’elle ne se reposerait pas pour autant. Mais ça, elle ne pouvait décemment pas l’avouer.

Elle hocha doucement la tête. Un médecin… Ca expliquait pourquoi il se posait des questions. Et pourquoi il se préoccupait de son état physique. C’était son métier, tout simplement. Elle se détendit un peu.

Et enfin, elle releva les yeux vers lui, alors qu’elle avait tenté d’éviter son regard le plus possible jusqu’à maintenant. Enfin, elle allait pouvoir lui répondre en tant que scientifique. Enfin, elle allait pouvoir faire les choses correctement.

- Le sérum devrait pouvoir bientôt être testé. Il est presque prêt. Nous pensons l’injecter d’abord à petites doses dans le corps du patient puis le mettre en quarantaine pour pouvoir le surveiller de près les jours qui suivront. Nous ne connaissons pas encore les effets secondaires, c’est pour cette raison qu’il faudra être très vigilant avec le patient zéro. Nous avons tout de même testé le remède sur des cellules d’un organisme vampire que nous avons pu obtenir en prélevant du sang sur l’un d’entre eux. Suite aux réactions que nous avons pu observer, nous nous attendons à ce que le sérum épuise complètement l’organisme du patient et cela risque donc d’être assez douloureux pour ce dernier. Mais il s’agit de modifier la nature profonde d’un individu, c’est donc un processus qui peut s’avérer long et difficile à supporter pour l’organisme. Actuellement, nous recherchons des vampires qui souhaiteraient retrouver leur humanité et qui voudraient se porter volontaires pour les premiers tests. Bien sûr, le risque zéro n’existe pas et il est possible que l’organisme du patient ne réponde pas comme nous l’attendions. Les risques de ces tests seront donc exposés aux patients volontaires.


Elle avait parlé sans s’arrêter, comme si sa vie en dépendait. Son regard brillait tant elle était passionnée par ses recherches. Elle agitait ses mains comme pour mieux se faire comprendre de son interlocuteur. Elle n’était plus déstabilisée, gênée ou fatiguée. Elle était pleine de cet espoir qu’elle désirait ardemment transmettre autour d’elle. Elle était dans son élément, tout simplement.

Et si le monde s’écroulait autour d’elle à cet instant précis, sans doute ne l’aurait-elle-même pas remarqué.

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MessageSujet: Re: Build it up and break it down [Flashback] Dim 5 Aoû - 22:39


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"J’étais en colère contre mon ami, Je le lui dit, ma haine se flétrit. J’étais en colère contre mon ennemi, Je n’en ai rien dit, ma haine fleurit. Et je l’arrosais dans la peur, Soir et Matin de sanglots vengeurs, Je l’ensoleillais de sourires forcés, De stratagèmes perfides et mensongés..." William Blake

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« - Prenez garde à ne pas flancher. Si vous mourrez sous le poids de la tâche que vous vous imposez… Vous ne pourrez plus aider personne. »

Il était étrange de voir à quel point l’homme aimait la pression qu’il s’infligeait. Comme si l’adrénaline et la culpabilité leur conféraient les capacités surnaturelles dont ils étaient dépourvus. Il humecte ses lèvres et inspire légèrement. S’il avait été plus humain, peut-être aurait-il ressentit une certaine empathie face à ton entêtement et la douleur qui semblaient peindre tes traits avec une telle impétuosité. Sa mine se ternit, il cherche dans sa mémoire les expressions typiques des hommes qui veulent montrer leur inquiétude. La sienne, bien que feinte, devait être légèrement plus délicate. Il commençait à comprendre que marquer trop profondément son intérêt pouvait offenser l’humain face à lui. Il soupirait intérieurement, il n’avait pas imaginé à quel point jouer les terrestres serait si compliqué. Il en avait oublié son propre état, sa propre origine.

« - Je ne suis pas friand des conversations techniques, encore moins lorsque ce sont vos collègues qui font étalages de leurs connaissances sans se préoccuper de leurs interlocuteurs. »

Sa phrase détona sur l’ambiance qu’il avait mis du mal à instaurer. Il fronce les sourcils et mord sa lèvre inférieure, un sourire cynique déforme finalement ses traits alors qu’il bascule sa tête en arrière tout en inspirant une grande goulée d’air. Son ton était platonique, ni colérique ni froid encore moins amical.

« - Comme vous le voyez, je ne suis pas très doué, et sans vouloir vous offenser. J’ai perçu la même maladresse dans vos gestes, il faut croire que vous m’inspirez bien plus confiance que ces hommes qui ne portent des chercheurs que le nom. »

Il hausse les sourcils surpris. Finalement tu lui répondais avec une totale sérénité. La fatigue que tu portais en bourreau ne semblait pas tarir tes connaissances, encore moins les altérer. Il descend ses céruléennes sur ton faciès, prenant soin de ne pas les ancrer dans les tiennes. Il ne voulait pas attiser ta timidité maintenant qu’il parvenait à communiquer avec toi. Il plisse le front et passe sa main sur son visage. Médecin, peut-être pourrait-il émettre son avis sur quelques-unes de vos méthodes et trouverait-il un certain crédit auprès d’une humaine portant en son sein, un sentiment d’humanité plus exacerbé que celui de ses semblables.

« - Le patient est-il conscient des risques qu’il encourt, en se livrant aussi facilement à des expérimentations aussi dangereuses ? Vous êtes certains qu’il ne se retournera pas contre vous et profitera des quelques éléments à sa disposition pour anéantir vos recherches ? »

Peu à peu, le doute s’installe. Peu à peu, la peur consume. Il savait pertinemment que la crainte et le doute, aussi faibles soient-ils, étaient un poison efficace. Il relève son visage vers le tien, ses doigts s’amusant à jouer avec son verre, le tapotant, le tournant et le serrant tout en mesurant sa force.

« - Retrouver leur humanité… » Répétait-il dans un murmure. Un léger sourire déformant la nostalgie de ses traits. Il était soudainement perdu dans un cloaque de pensées qu’il exécrait. Il ne pouvait pas encore déterminer de la colère ou de la pitié, quel sentiment l’emportait. « - J’ai toujours pensé que l’humanité était avant tout une manière d’être et un état de pensée. Qu’elle n’était pas inscrite dans les gènes, les nombreuses guerres le prouvent. Et je crains malheureusement que sérum ou non, rien ne pourra guérir véritablement le monde de ce terrible fléau qu’est l’instinct. On pense souvent soigner un mal alors que l'on crée quelque chose de plus nocif. »

Il se redresse, il était temps pour lui de cesser les divagations et de s’éloigner pour ne pas réduire à néant la couverture qu’il avait mis du temps à construire. Il émet un léger rire, rocailleux, creux. Il ne savait pas encore pourquoi un tel vide se formait au creux de sa gorge, mais connaissait ce sentiment qu’il devait éteindre avant qu’il ne soit trop incontrôlable. Cette mascarade l'horripilait, il était bien trop difficile de jouer les humains conciliants et niais à souhait. La gentillesse feinte était hypocrite, tout ce qu'il détestait. Et c'est tout ce qu'il utilisait.

« - Veuillez excusez mes opinions. Je suppose que l’on a tous notre avis sur la question. J’admire sincèrement le travail que vous exécuter et la ferveur avec laquelle vous travailler pour le monde dans lequel nous vivons. J’espère seulement que la guérison du monde n’entrainera pas la mort de tout un peuple, ou de certains idéaux. » Il se cambre légèrement et arbore un léger sourire amical, ou du moins qui voulait l’être. Il murmure tout en haussant les sourcils « - Et pas la vôtre. Pensez à me rendre visite à mon cabinet pour que l’on puisse combler vos carences et vous assurer une concentration optimale. Pour travailler efficacement, la volonté seule ne suffit pas. »

Il n’était pas aveugle, l’éclat qui naissait au creux de tes prunelles en disait long sur toi. Il était sujet à certains scrupules, qu’il balaya bien vite en secouant la tête. Il ne faisait pas cela par plaisir, mais pour protéger les siens. Peut-être que tu pourrais le comprendre, si l’on omettait le sacrifice que cela engendrerait. Peut-être aussi que tu en serais incapable, qu'il se trompait à ton sujet.  


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Build it up and break it down [Flashback]

MessageSujet: Re: Build it up and break it down [Flashback] Sam 11 Aoû - 1:03

Build it up and break it down

Do monsters make war or does war make monsters ?






Flashback
2016 ~ Downside

Je n’ai pas peur de mourir.


Ce fut la première pensée qui lui vint à l’esprit. Elle se mordit la lèvre un instant pour empêcher les mots de jaillir hors de sa bouche. Etait-ce seulement vrai ? Tout le monde a peur de mourir. Parce que personne ne peut dire ce qui arrive réellement lorsqu’un être disparaît. En tant que scientifique, elle connaissait parfaitement le phénomène biologique du corps en décomposition. Ça, c’était facile. Mais l’esprit… L’esprit disparaissait tout bonnement. Comme s’il n’avait jamais existé. Comme si… Rien n’avait jamais vraiment eu d’importance.

Elle avait peur de mourir, bien sûr. Comme tout le monde. Elle n’était pas différente. Mais… Elle avait trouvé dans l’idée de la mort quelque chose de réconfortant. Parce que si c’était bien grâce à l’esprit que nous étions capables de raisonner de façon logique et de tirer des conclusions, c’était lui aussi qui permettait à la souffrance et à la peine de nous ravager. L’esprit était connecté au cœur, et le cœur, lui, était voué à être blessé. Un cercle vicieux dont il semblait impossible de se libérer…

Elle se redressa légèrement et fit taire ses pensées funestes. Elle sourit et secoua doucement la tête.

- Je ne vais pas mourir. J’ai encore trop de choses à faire pour ça. Et puis, je fais attention…


Elle laissa sa phrase en suspens et détourna le regard. Ça au moins, c’était un vrai mensonge. Et elle ne savait plus vraiment qui elle essayait de duper comme ça.

Elle releva la tête, intriguée. S’il avait vu que ses collègues avaient fait étalage de leurs connaissances, s’il avait jugé qu’elle était différente, alors ça signifiait qu’il l’avait observée. Il ne s’était pas contenté d’écouter son discours comme le reste de l’auditoire. Du moins, c’étaient les conclusions qu’elle en tirait.
Elle lâcha un soupir presque inaudible en tournant la tête. Tout ça n’avait vraiment aucune importance. Qu’est-ce que ça changeait, qu’il l’ait observée ? Rien, rien du tout. Qu’est-ce qu’elle essayait de prouver ? De comprendre ?

Elle baissa les yeux un instant et leva son verre pour finir sa coupe.

- Eh bien… Il est vrai que j’ai décidé de beaucoup m’impliquer dans mes recherches. Mais mes collègues ne sont pas moins méritants pour autant. Si nous avons mené ce projet jusqu’ici, c’est uniquement parce que nous avons travaillé ensemble.


Et puis, à nouveau, son visage s’illumina.

- Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour exposer le plus clairement possible les risques encourus. Et il n’est pas exclu qu’un patient se retourne contre nous, c’est une raison de plus pour être vigilant. En temps normal, peut-être prendrions-nous plus de précautions. Mais… Nous avons déjà perdu beaucoup de temps que nous n’avons pas. C’est pour cette raison que je voulais mettre en place cette conférence. Nous ne sommes pas là pour présenter un miracle. Nous offrons simplement une promesse d’espoir, avec les risques et les dangers qu’elle peut amener avec elle. Mais au moins, elle est honnête.


Bien sûr, elle avait peur. Bien sûr, elle doutait de ce qui pouvait arriver. Mais l’espoir qu’elle ressentait était bien plus fort que ça. Et elle s’y accrochait comme un naufragé s’accrochait à son radeau. Parce qu’après tout… C’était bien ça et uniquement ça qui lui maintenait la tête hors de l’eau.

Elle haussa un sourcil, surprise par ses propos. Et puis, un léger sourire apparut sur ses lèvres. Ces pensées avaient traversé son esprit, à elle aussi. Elle avait douté, parfois. L’humain ne méritait peut-être pas d’être sauvé.

Elle hocha doucement la tête.

- Je crois que vous avez raison. C’est dans la tête que ça se passe. Et bien sûr, il y a eu des guerres. Sûrement en y aura-t-il encore. Et s’il n’y avait eu que des guerres, sans doute aurais-je abandonné ce projet depuis bien longtemps. Mais il y a tellement, tellement d’autres choses que l’on refuse bien souvent de voir. Je ne crois pas que l’humain soit réduit à l’autodestruction. Si tel était le cas, alors comment avons-nous survécu jusque-là ? Je ne crois pas que l’humain soit bon ou mauvais, parce que les choix que nous faisons dans la vie ne sont jamais aussi simples. A vrai dire, je ne crois même pas que l’humain mérite d’être sauvé. Je crois simplement qu’il mérite qu’on lui accorde le bénéfice du doute.


Et puis, je suis tout bonnement incapable de rester là sans rien faire en attendant la fin du monde.


Elle se pinça les lèvres et secoua la tête.

- Je comprends vos inquiétudes, elles m’ont traversées l’esprit également. Et elles sont toujours présentes, d’une certaine façon. J’ai simplement choisi de croire que nous méritons tous notre place ici. Humains et vampires. C’est juste que…


Elle pencha la tête.

- …Vous êtes médecin, non ? Je suis assez surprise d’entendre de tels propos de la part d’un homme qui a choisi de soigner des vies humaines.


Elle l’observa un instant, comme si elle tentait de prendre une décision, puis hocha la tête, un peu hésitante.

- Oui… Je viendrai. Merci.


D’ordinaire, elle aurait donné cette réponse, et elle ne serait jamais venue. Mais cette fois, c’était différent. Elle ne savait pas encore pourquoi. Mais elle comptait bien le découvrir. Après tout, elle était chercheuse.

Peut-être bien que ce médecin pourrait l’aider dans ses recherches.

Ou… Peut-être bien qu’elle s’apprêtait à commettre une erreur qu’elle ne se pardonnerait jamais.

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MessageSujet: Re: Build it up and break it down [Flashback] Lun 13 Aoû - 20:23


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"J’étais en colère contre mon ami, Je le lui dit, ma haine se flétrit. J’étais en colère contre mon ennemi, Je n’en ai rien dit, ma haine fleurit. Et je l’arrosais dans la peur, Soir et Matin de sanglots vengeurs, Je l’ensoleillais de sourires forcés, De stratagèmes perfides et mensongés..." William Blake

Klaus ft. @Jade caldwell - Flashback



Il hausse légèrement les sourcils, probablement surpris de voir au travers d’une stature aussi frêle, une force aiguisée et dangereuse. Un léger sourire énigmatique se dessine à la commissure de ses lèvres lorsque tu lui assures que tu comptes bien continuer à vivre, malgré les maladresses, malgré l’immondicité du monde qui t’entourait et l’espoir vain qui te servait de carburant. L’humain était une créature contradictoire, et c’est en cela qu’elle était captivante. Leur lutte perpétuelle pour des valeurs qu’on leur inculquait dès la naissance, n’était qu’un faste glorieux pour une image de plus attribuée à l’humanité. Ils voulaient devenir quelqu’un, ils se considèrent tous comme des individus et agissent pourtant comme un troupeau. La vérité… C’est que si on leur offrait la liberté d’accéder à leurs vaines espérances, ils seraient perdus. L’homme quémande ce droit et ne pourrait se défaire de ses liens sans risquer de se perdre et d’abandonner tout autre combat, il se complait dans le confort d’une soumission, même implicite… car être dirigé implique qu’il peut encore justifier ses actions, ses crimes… ses petits caprices.

Il passe très lentement sa langue entre ses lèvres pour les humidifier. Il venait de comprendre ce qui attisait en toi toute cette puissance et cette volonté, il venait de comprendre pourquoi il t’avait choisi toi, et non un autre de ces chercheurs pitoyables qui comblaient les rues désertiques de cette cité insipide : ce n’est pas la douleur que tu ressentais malgré tes cicatrices et tes blessures, mais une colère qui inonde ton esprit et qui te brûle à en consumer tout autre sentiment. Une colère douce et exquise, une colère dont tu n’avais peut-être pas conscience et qui se dissimulait sous un espoir humanitaire. Tu cherchais uniquement à fuir tes engagements et à te noyer dans un objectif qui paraitrait assez honorable pour pardonner tes plus noires pensées.

Une seule chose l’obsédait à présent : s’accaparer de ce feu ardent, t’offrir la grâce d’une humiliation et pouvoir goûter aux plaisirs que ton propre esprit pouvait lui offrir. Il voulait te détruire et te préserver à la fois, t’attirer et t’éloigner. Il voulait tirer sur ces fils invisibles qui te portaient là où ton corps semblait s’être arrêté.

« - Vous m’en voyez rassuré. » Siffla-t-il alors dans un brin de voix qui se voulait chaleureux. La comédie prenait un tournant qui le surprenait. Il commençait à ressentir l’aisance d’un rôle qu’il exécrait autrefois. Il lui suffisait d’agir avec toi comme avec un ennemi qu’il se devait de séduire par ses talents de rhétoricien et de stratège.

« - Mais si d’aventures votre promesse se voyait altérée par le résultat de vos recherches, ne pensez-vous pas que c’est le désespoir que vous offrirez aux derniers survivants ? N’est-il pas plus cruel de leur conférer quelque chose à quoi se raccrocher, au risque qu’ils puissent perdre davantage et se voir anéantir toute perspective d’avenir ? »

Le sujet semblait l’attirer, réfrénant ses envies volatiles de s’en aller et de se réfugier quelque part où il pourrait être lui-même. Il hausse les sourcils et arbore une moue faussement dubitative, ses gestes de mains accompagnant ses paroles avec une aisance attribuée généralement aux grands orateurs des siècles passés.

« - Je ne suis pas pessimiste quant à votre projet, soyez assurée de mon soutien inébranlable. Pourtant… »

Il s’avance de quelques pas et inspire, réprimant un léger sourire narquois et tentant de contenir la lueur malicieuse qui devait à présent inonder son regard… « - Les natures sont faites pour s’entre-déchirer. Je doute sincèrement que vous soyez partisante de la guerre et de la querelle qui lie les différentes races de ce monde… Mais tout le monde n’est pas comme vous. »

Sa voix se fait étrangement plus rauque, son regard plus froid malgré la douceur et la subtilité de ses gestes. Ses céruléennes se plongent dans les tiennes lorsqu’il détache du bout de ses lèvres :

« - Les rivalités entre les mondes ne peuvent être étouffée. Pour aspirer à un quelconque changement, il faut savoir faire des sacrifices. Faut-il encore savoir si vous êtes prête à en porter le poids. Votre sérum n’apportera pas uniquement le bien, c’est l’utilisation qui déterminera la valeur profonde de votre projet, et cela ne dépendra plus de vous. »

Il pensait évidemment aux morts qui allaient avoir lieues. Beaucoup d’hommes ou de vampires allaient succomber, beaucoup de querelles allaient finalement voir le jour. Des justifications à leur haine profonde, des excuses dont ils se serviront pour monter des organisations raciales et anti-créatures. Bien évidemment, il se doutait que même les vampires n’allaient pas rester les bras croisés, ce qui allait corser ses plans.

Sois un ange naïf et fragile. Pensait-il en contemplant les traits de ton faciès si finement dessinés. Tu n’étais pas comme les autres, et bien que ton passé soit corrompu par des souvenirs douloureux, ton âme semblait encore pure de toute souillure. L’éternité était un cercle vicieux où la beauté se transforme rapidement en horreur, où la joie se confond avec la douleur et où l’ennui est l’ennemi le plus redoutable. Ton statut d’éphémère te seyait bien et te rendait probablement magnifique à ses yeux. Pourvu que tu le restes et que tu puisses profiter de cette légèreté dans ton jugement avant que le monde n’anéantisse le reste d’espérance qui te rendait si « humaine ».

« - Je suis un médecin qui s’est vu confronté à la dure réalité de la guerre. Je n’ai pas eu l’opportunité d’être formé dans une célèbre école, je n’ai pas eu la chance de boire un verre et de fêter dignement mon diplôme. J’étais seulement sur le terrain au moment où tout a basculé. J’ai vu l’horreur de la guerre, j’ai senti l’odeur de la mort, celle de la souffrance… les effluves de toute cette monstruosité planent encore autour de moi et ne pourront plus jamais me quitter. L’homme n’a pas attendu l’avènement des vampires pour se déchirer, ils se combattaient déjà à l’époque… et parfois pour des raisons futiles. Je crains malheureusement que nous ne revenions à cette ère funeste de notre propre déchéance. Nous resterons prisonniers de notre nature, quoi que nous fassions. »

Ses justifications étaient ambiguës, il en convenait. Mais devait-il mentir sur tout ce qu’il allait te servir, ou pouvait-il saisir l’opportunité pour émettre une partie de ses propres pensées ? Il soignait des vies humaines, cela ne l’empêchait pas de réfléchir et d’avoir un avis sur le monde. Cela ne faisait pas de lui un criminel. Sa nature en revanche, le condamnait avant même qu’il ne puisse arracher le cœur des médisants.

« - Je vais vous laisser cette fois. Peut-être que vous devriez rejoindre vos appartements et éviter de forcer sur votre anémie. Et puis… » Il s’avance et son épaule frôle la tienne, lorsqu’il se penche pour murmurer : « - Je vous avouerai que les conférences ressemblent bien trop aux soirées mondaines ennuyantes et inutiles. »

Il s’avance disparaissant progressivement pour rejoindre la porte. « - Je compte sur vous. » Siffla-t-il alors avant de totalement disparaître.
 


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MessageSujet: Re: Build it up and break it down [Flashback] Jeu 16 Aoû - 18:23

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2016 ~ Downside

Elle avait oublié où elle était. Mais ça n’avait aucune importance. Il y avait… Il y avait quelque chose qui monopolisait toute son attention. Mais elle n’arrivait pas à savoir quoi. C’était… C’était quelque chose d’invisible, quelque chose d’insaisissable. Quelque chose qu’elle ne parvenait pas à analyser pour l’instant.

Elle sourit doucement.

- C’est un risque à prendre. Comme je l’ai dit, c’est une promesse honnête. Sûrement y aura-t-il du désespoir si ça ne fonctionne pas. Peut-être bien. Mais je crois qu’il y aura toujours de l’espoir quelque part, si on regarde bien. Parce que l’espoir est le dernier à mourir. Il suffit simplement de le voir. Je crois… Je crois que si je ne parviens pas à tenir cette promesse, j’aurai au moins essayé de montrer à ceux qui veulent bien l’entendre que ça vaut la peine de se battre. Qu’il vaut mieux lutter quitte à mourir, plutôt que d’attendre la mort. Parce qu’en attendant la mort… On ne vit déjà plus.


C’est là. Stop.


Moment suspendu. C’était juste là, dans son regard. Ce quelque chose qu’elle croyait percevoir depuis le début. Ce qu’elle ne parvenait pas à déceler. Quelque chose de caché. Quelque chose de sombre. Quelque chose de dangereux. Et pourtant, quelque chose qu’elle avait envie de découvrir.

Elle soutenait son regard.

- Je ne crois pas. Je ne crois pas que l’autodestruction soit une fatalité. Evidemment, elle existe, et elle cause des dégâts. Mais il y a d’autres issues. Nous sommes tous capables de faire mieux que ça. Tous, sans exception. Mais ça demande parfois plus d’efforts. Finalement, ce n’est qu’une question de volonté. Personne ne détermine ce que nous deviendrons à l’avance. Ce sont uniquement nos choix et nos actes qui font de nous ce que nous sommes.


Elle se pinça les lèvres un instant, légèrement hésitante, puis redressa la tête et reporta son regard sur lui.

- Je suis plus que prête à faire des sacrifices.


Elle était prête à tout sacrifier pour que ça marche. Y compris sa propre vie. Mais ce n’était pas ça qui l’inquiétait. Ce qui l’inquiétait, c’était qu’elle n’avait pas grand-chose à sacrifier si cela s’avérait nécessaire. A part elle-même… Elle n’avait rien d’autre. Et si ce n’était pas suffisant ?

Son regard s’assombrit et les souvenirs l’assaillirent. L’odeur de la mort… Oh oui, elle s’en souvenait. Elle s’en souvenait… Comme si elle ne l’avait jamais quittée. Un frisson lui parcourut l’échine et elle détourna le regard un instant. La seconde suivante, le voile qui s’était glissé devant ses yeux avait disparu.

- Je comprends.


Elle ne voulait pas essayer de débattre. Pas cette fois. Elle avait déjà exposé son point de vue. Et même si elle n’était pas d’accord avec ses opinions, elle comprenait ce qui le poussait à penser de cette façon.

Elle l’observa alors qu’il disparaissait finalement. Et elle sentit que ce « quelque chose » lui échappait.

Et elle comprit que si elle voulait en savoir plus, elle allait devoir se montrer persévérante.







Elle s’arrêta devant la porte. Elle avait longuement hésité. Peut-être que tout ceci n’était qu’une perte de temps, un temps précieux qu’elle pourrait utiliser pour ses recherches. Et pourtant, elle était là. Pourquoi ? Elle ne le savait pas vraiment. Sûrement avait-elle juste besoin d’une pause… Si on pouvait appeler une visite médicale ainsi.

Elle se pinça les lèvres. Il était encore temps de faire demi-tour. De toute façon, elle n’avait pas besoin de ça. Elle faisait attention à sa santé. Plus ou moins. Et puis, elle avait essayé de trouver le numéro du cabinet pour prendre rendez-vous. Mais elle n’avait jamais rien trouvé. Il ne l’attendait sûrement pas.

En vérité, elle savait très bien pourquoi elle était là. Elle voulait en savoir plus. C’était probablement sa curiosité scientifique qui parlait, après tout.

Elle poussa la porte en soupirant, balayant comme elle le pouvait son instinct qui lui criait de faire demi-tour.
Mais il n’y avait personne dans la salle d’attente. Et le cabinet semblait fermé.

Alors, elle hésita une fraction de seconde, et son instinct prit le dessus.

Qu’est-ce que tu fais ? Tout ça n’a vraiment aucun sens.


Mais alors qu’elle faisait demi-tour, elle manqua de rentrer dans quelqu’un.

C’est pas vrai, encore…


Elle releva doucement la tête et passa une main derrière sa nuque.

- Désolé. Je… Je peux revenir plus tard si vous préférez. Je ne faisais que passer.


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MessageSujet: Re: Build it up and break it down [Flashback] Ven 31 Aoû - 22:12


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"J’étais en colère contre mon ami, Je le lui dit, ma haine se flétrit. J’étais en colère contre mon ennemi, Je n’en ai rien dit, ma haine fleurit. Et je l’arrosais dans la peur, Soir et Matin de sanglots vengeurs, Je l’ensoleillais de sourires forcés, De stratagèmes perfides et mensongés..." William Blake

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La vie n'est qu'une pièce de théâtre : ce qui compte ce n'est pas qu'elle dure longtemps mais qu'elle soit bien jouée. Et les différents actes qu’il écrivait promettaient d’être spectaculaires. Il avait fait preuve d’une patience surprenante, les jours précédents. Il avançait ses pions un à un et attendait ta venue. Jour après jour, les heures s’égrenaient et il dû se faire violence pour ne pas tomber le masque face à cette monotonie accablante. Il jouait l’humain respectable, aux sourires hypocrites et à la bienveillance feinte. Ses gestes étaient plus précis, plus humains et encore plus exécrables. Il sentait peu à peu sa seconde personnalité factice lui coller à la peau, se surprenant parfois à confondre son véritable visage avec celui qu’il arborait devant le monde. Au bord de la rupture, il s’était redressé d’un pas décidé et coléreux, faisant les cent pas dans le petit salon démodé et baroque du manoir. Tu n’avais donné aucun signe de vie, la rage dont il était porteur était dévastatrice et annihilait toute amabilité de ses traits. Piètre est le roi, qui par trop d’impatience cède à la panique et courbe l’échine face aux difficultés. Il ne pouvait pas ployer maintenant et anéantir tout le travail déjà exécuté. S’armer de patience s’avérait finalement bien difficile. Un léger râle de frustration lui échappe lorsqu’il brise le verre entre ses doigts, au milieu de la pièce. Ses céruléennes toisent les morceaux avec une certaine attention.

« - ça suffit. Au diable cette mascarade touche à sa fin. »

Les dents serrées, il redresse soudainement son regard vers le dispositif de son portable qui se mit à sonner. La douce mélodie, libératrice et harmonieuse insuffla à son être une sérénité à laquelle il n’aspirait plus. La colère fit place à l’engouement : tu venais de pénétrer dans le cabinet, il en était certain. L’ombre d’un sourire étira ses lèvres et dessinait alors dans le secret d’une expression teinte de faux-semblants, un sinistre rictus. Il ne devait plus renoncer au plan machiavélique qu’il avait préparé avec tant de minutie. Tout s’emboîtait enfin, le dernier maillon, le dernier rouage… Il ne lui restait plus qu’à annoncer le démarrage et huiler les pièces ensemble pour contempler le chef d’œuvre qu’il avait créé.

Il s’éclipse alors rapidement de sa demeure pour rejoindre, non loin, le cabinet, lieu de ses futures mises en scène. Le décor était atypique et imitait avec un souci du détail surprenant, l’établissement d’un médecin réputé qu’il avait rencontré lors d’un de ses périples en Angleterre. Ta silhouette le galvanise et lui inspire une satisfaction presque espiègle. Il s’arrête alors dans ton dos et ne bouge pas d’un millimètre lorsque tu manques de peu de le bousculer. Il hausse les sourcils et baisse légèrement son visage vers le tien, te contemplant de toute sa hauteur.

« - Je vais finir par croire que votre maladresse n’est en réalité qu’un moyen habile d’obtenir l’attention de votre interlocuteur. »

Un léger sourire cynique orne son faciès, tentant d’insuffler à son regard, la chaleur que ses céruléennes ternes ne pouvaient prodiguer naturellement. Il incline alors son visage et passe furtivement sa langue entre ses lèvres pour les humidifier.

« - Ou alors… » Murmura-t-il en haussant les sourcils, feignant une surprise exagérée et réprimant un léger rire amusé. « - Ne me dites pas que mon charme vous éblouit au point de vous étourdir. Je ne pense pas être digne d’un tel intérêt. »

Il te dépasse alors, feignant de s’intéresser à ce qui lui servait de cabinet médical. Il s’attarde devant la porte, l’ouvre à l’aide d’un jeu de clés et pénètre dans son bureau avant de se tourner vers toi.

« - Comme vous le voyez, je n’ai aucun patient. Vous êtes donc la bienvenue. Avez-vous des préoccupations quant à votre santé, ou serait-ce par désir de continuer notre conversation et alimenter nos débats sur l’humanité, qui vous a poussé à accéder à mon invitation ? »

Son sourire était sincère. Il ne pouvait feindre un tel amusement et un tel intérêt. Il percevait les fins battements de ton cœur, la corrosion de ton âme et les inquiétudes justifiées de ton esprit. Il pouvait ressentir les effluves d’une proie soumise au joug d’une appréhension dévastatrice et pourtant attirée par le danger que pouvait susciter cette nouvelle rencontre. Tu t’avérais bien plus intéressante que ce à quoi il s’attendait. Il devait prendre garde à ne pas céder à ces quelques inclinations, à garder la tête froide et ne pas faire preuve de pitié face à la détresse qui allait à nouveau t’inonder suite à sa rencontre.

« - Vous pouvez prendre place. » Siffla-t-il, te dérobant ta dernière échappatoire.

Lorsqu’il ferme la porte derrière toi, un frisson parcourt son échine et une valse d’excitation inonde ses membres et remonte jusqu’à son esprit, le galvanisant d’un contentement serein et amusé. Le masque bien accroché… Il n’en restait pas moins lui. Son sang bouillonnant à nouveau dans ses veines, il se sentit redevenir un Mikaelson, pour le meilleur et surtout… pour le pire.



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