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Le monde a changé. Une espèce supérieure a pris notre place. Des créatures qui n’existaient alors que dans les légendes. Mais la vérité, c’est que ces créatures, à la fois fascinantes et terrifiantes, sont bien réelles, et rôdent dans l’obscurité de notre monde depuis bien longtemps déjà. Je ne peux me résoudre à nommer ces êtres si particuliers. Je me dois cependant de vous les décrire. Je vous parle d’individus qui n’ont d’humain que l’apparence, et qui, à la lumière du jour, préfèrent les ténèbres de la nuit, plus propices à leurs activités sanglantes. Je vous parle d’êtres aux dents longues et suffisamment acérées pour percer la chair de votre cou et en faire perler le sang. Je vous parle de bêtes incontrôlables, obsédées par le besoin de s’abreuver, et qui ne reculeront devant rien pour l’assouvir. Et aujourd’hui, ces créatures sortent enfin de l’ombre. Parce qu’aujourd’hui, elles n’ont plus rien à craindre de l’Homme. Et nous, nous pauvres humains qui nous pensions si infaillibles, nous ne pouvons pas les arrêter. Et bientôt, il ne restera plus rien du monde d’antan que nous chérissions tant.

28/05/2018 Ouverture du forum
02/06/2018 Ouverture du jeu
08/07/2018 Modification du contexte et des annexes
02/08/2018 Changement de design


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MessageSujet: Let the darkness lead us into to the light ~ft. Niklaus Mikaelson. Mar 3 Juil - 1:28






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La chaleur dans la chambre devenait presque étouffante, perdue entre rêve et réalité, Hayley se tournait et se retournait sous le seul drap qui la recouvrait. Elle avait beau avoir chaud, étrangement, elle ressentait le besoin d’avoir quelque chose sur elle pour dormir. La jeune femme ne savait pas vraiment si elle était éveillée ou non, une chose était sûre, il faisait horriblement chaud. Les bribes de voix et d’images d’un souvenir bien trop présent résonnaient en elle. Les faibles grincements du lit et le bruit de frottement de sa tête contre l’oreiller et de son corps contre le drap l’aidèrent à s’accrocher à la réalité. Il faisait chaud, tellement chaud, la touffeur était lourde et poisseuse, si désagréable, il fallait qu’elle sorte, il fallait qu’elle les retrouve, peut-être que tout ce qu’elle avait cru être terriblement vrai n’avait été rien d’autre de plus qu’un affreux cauchemar. Hayley rejeta le drap en avant tout en se redressant, passant ses mains sur son visage avant de les laisser remonter dans sa chevelure pour la rabattre en arrière. Lorsque ses pieds se déposèrent sur le parquet frais, elle laissa un soupir lui échapper tout en déposant son regard sur la fenêtre d’où provenait, par les interstices des volets, les faibles rayons de lune. Le regard fiévreux, elle oublia l’espace d’un instant le danger que pouvait maintenant représenter le monde de la nuit, délaissant la chambre après avoir mis ses chaussures, Hayley quitta le manoir pour rejoindre la forêt.

Dans les bois, la caresse du vent frais apaisa peu à peu son côté fiévreux. Elle se sentait triste comme bien souvent auparavant, un sentiment de vide s’était insinué en elle sans qu’elle ne puisse en trouver la véritable source. Le temps guérit tous les maux disait-on, ou encore, le temps détruit plus qu’il n’apporte. Aucun de ces deux cas n’étaient vrais, pourquoi le temps devait-il être responsable du devenir de chacun, pour une personne à qui on avait offert l’éternité, elle trouvait parfois cela ridicule, peut-être que dans le fond ce n’était qu’une excuse pour les humains afin de pardonner la perte d’un temps si précieux, passée dans la peine ou la colère. D’une pensée à l’autre, Hayley se laissait guider tout en marchant dans les bois avec insouciance. Tout semblait si beau éclairé par le clair de lune dont le reflet se fit voir lorsqu’elle arriva proche d’une rivière, sans doute le bruit de la cascade qui se trouvait non loin, l’avait attirée jusque là. Sans s’en rendre compte elle laissa un sourire étirer ses traits avec douceur, tout était si calme et si tranquille, s’en était presque surprenant. Elle avait oublié où elle se trouvait, quel jour et quelle heure il était, rien avait vraiment d’importance hormis ce sentiment presque improbable et surprenant de bien être. Les loups devaient être heureux ici. Soudain elle fronça les sourcils tout en déposant son regard dans le reflet perturbé par le mouvement de l’eau, qui dessinait avec difficulté sa silhouette. Les loups n’étaient plus là, c’était égoïste, elle était égoïste de penser cela alors qu’elle les avait laissé. Tous. Un à un. Aucun d’eux n’avait survécu. Alors pourquoi elle, était toujours là ? Stop. Il était hors de question qu’elle se concentre sur ce point, et si ce n’était qu’une excuse pour oublier le reste ? En proie à une nouvelle tourmente, Hayley laissa son dos rencontrer le tronc d’un arbre, contrôlant difficilement sa respiration, son regard se perdit dans l’environnement qui l’entourait. Lorsqu’elle te vit, elle cru donc se trouver dans un rêve, pourtant les émotions qui l’envahissaient semblaient trop réelles et différents ressentis emmêlèrent ses pensées, confuse elle refusa à ses larmes la trahison de venir une nouvelle fois effleurer ses joues. Ce n’est qu’un murmure tout aussi confus qu’elle laissa échapper en secouant la tête, la gorge serrée.

« - Ils ne sont plus là. Tu n’es plus là. Il n’y a plus personne. »


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MessageSujet: Re: Let the darkness lead us into to the light ~ft. Niklaus Mikaelson. Jeu 5 Juil - 20:38
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Cela faisait plusieurs jours que tu déambulais sans but dans les couloirs du manoir. Sa patience était soumise à rude épreuve, et sa fierté tiraillée par les quelques ressentiments qu’il réprimait, lui refusait son repentir à tes côtés. La mâchoire serrée, il contemplait les rues sombres de cette ville sans reflet. Ses prunelles se déposent progressivement sur les silhouettes presque animales des vampires qui sortent un à un de leur cachette, en quête d’un breuvage dont on leur refuse la bénédiction. Un sourire espiègle étire ses lèvres, du haut de sa chambre, surplombant ces êtres inutiles, il ne peut qu’observer sa suprématie et dénigrer leur état pitoyable: même plus digne d'être des pions. Les bras croisés contre son buste, l’épaule appuyée dans l’encadrement de la fenêtre, son ouïe est soudainement attirée par le bruit familier de tes pas. Fronçant les sourcils et ne pouvant plus taire ses instincts, il sort de sa chambre. Son regard s’agrandit lorsque tu te faufiles jusqu’à l’extérieur d’une démarche aussi légère qu’élégante. Atemporelle, les effluves de ton parfum semblent l'envoûter.  

Piqué par la curiosité, il te suit sans chercher à savoir pourquoi. La fragance que tu dégages n’a rien de coutumier, ta démarche est mal assurée et tes membres semblent trembler, peinant à soutenir les caprices de ton esprit. Si tu n’étais pas sa création, il jurerait que tu n’étais qu’une frêle humaine, en proie à des tourments indicibles. Il pouvait percevoir le chant mélancolique de ton cœur, dont les battements ne cessaient de s’affoler et de ralentir par intermittence. Ne comprenant pas exactement l’origine de ce nouvel état, il garde le silence. Progressivement, le décor change, vos pas finissent par s’accorder. Tu t’arrêtes finalement et il entrouvre les lèvres sous la surprise. L’orgueil avec lequel il t’ignorait depuis ton arrivée sur ces terres, n’était rien comparé à l’indescriptible sentiment qui venait de l’éprendre. Tu avais besoin d’aide, probablement pas de la sienne, mais ton chagrin, cruelle douceur, inondait avec violence le brun profond de tes yeux. Ta voix se détache et semble âcre dans le savoureux silence dont vous faisait grâce cette nuit d’été.

« - Je suis bien réel. » Se contentait-t-il de lancer, craignant de n’apporter trop de cynisme s’il ajoutait à son discours, son avis sur la disparition des loups et leurs semblables. Pourtant, il pourrait aisément se moquer, te porter le blâme d’un tel désespoir auquel tu te plies volontiers alors que de ton vivant, ces loups n’ont eu pour bonté, que tes quelques sourires au dépend de tes présences.  

Il serre la mâchoire, son regard froid et impassible finit par s’attendrir. Se voulant probablement plus présentable, il passe furtivement sa langue sur sa lèvre supérieure pour l’humecter, donnant l’air de se repaître. Il était difficile de puiser dans son talent de rhétoricien un quelconque discours réconfortant, lorsque ce dernier était si souvent utilisé pour briser. Il se rapproche progressivement, tournant le dos à la lune, qui par ses rayons, dessinait un halo de lumière autour de sa silhouette. Il s’accroupit à ta hauteur et passe très lentement l’un de ses doigts sous ton menton, te forçant à relever le regard vers le sien. Un léger sourire pourfend ses lèvres, d’un vide similaire au tien. Vos odeurs se mélangent à nouveau et ne font plus qu’une. Le silence accompagne paradoxalement ses paroles, aussi dures que véritables :

« - Ce que l'on a perdu une fois est perdu à jamais, telle est la règle, il n'y a aucune exception. L’immortalité ne nous exempte pas de ces quelques sacrifices. »

La douceur de son ton n’était pas en harmonie avec la violence de cette vérité que tu connaissais déjà. Immortels, vous étiez maudits. Aujourd’hui plus que jamais. Mais il n’avait pas peur de courir dans ces ténèbres. Son âme les a parcourus sans jamais s’arrêter. Depuis cette nuit-là, similaire à celle qui vous unissait, il était plongé dans un abîme dont il ne pouvait sortir et s’y était résigné.

« - On nomme souvent l’atrocité de la mort et des défunts. L’attention est trop peu portée sur les survivants. Ceux qui détiennent la lourde responsabilité de garder la mémoire de tout un peuple. Dans ta voix tu portes l’écho de mille autres. Alors ne pleure pas leur mort, célèbre la vie que tu vas leur offrir dans tes souvenirs et dans ton propre avenir. »

Ses ténèbres lui appartiennent, il n’avait aucune envie de les partager. Il ne voulait pas t’apporter un fardeau supplémentaire à porter. Alors dans cette mince tentative, il t’offrait cette médiocre consolation. La lune pouvait par son pouvoir chevaleresque et magistral, lui concéder l’un de tes sourires. Sa main se glisse lentement sur ta joue et replace l’une de tes mèches de cheveux derrière ton oreille. Il oubliait le temps d’une nuit, toutes ses rancœurs, toute son amertume pour s’accorder un temps de répit. Seul moment qu’il pouvait dérober au temps infini dont il était l’esclave depuis des décennies.

« - On dit souvent que la douleur s’estompe au fil des années. J’imagine que la lassitude y est probablement pour quelque chose. Le cœur s’use à force de supporter les sutures faites et refaites sur sa peau de velours. Mais moi, je ne veux surtout pas que mes blessures soient complètement guéries. »

Il incline son regard et murmure, son sourire détonnant avec son discours :

« -Fuir la douleur et vouloir à tout prix oublier… Ne conduit qu’à l’apathie. Ce comportement m’empêcherait d’aller de l’avant. L’éternité nous est offerte, elle ne nous condamne pas à porter le poids de la souffrance du monde, c’est un choix que l’on fait. »

Sa plus belle blessure fut ta rencontre. Aussi cruellement douce qu'atrocement obsédante.


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MessageSujet: Re: Let the darkness lead us into to the light ~ft. Niklaus Mikaelson. Ven 6 Juil - 14:37






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« - Tu es bien réel et pourtant tu as préféré rester absent en m’ignorant. Et je n’ai pas fait mieux d’ailleurs. »

Sa voix frêle caresse l’air avant qu’elle ne détourne le regard pour fixer le sol terreux. Par dessus la tristesse, c’était cette culpabilité égoïste qui pesait sur elle. Elle se sentait stupide, totalement idiote. En vérité elle se sentait perdue et n’était pas certaine de savoir quoi ressentir. Lorsqu’elle te sent te rapprocher, elle mordille sa gencive après avoir inspiré légèrement, croisant les bras contre sa poitrine. Son regard scintille, noyé par des larmes qu’elle refuse de laisser couler. Lorsque tu le relèves vers le tien elle ravale sa salive et plonge ses yeux assombris par la douleur dans les tiens. Tes mots étaient durs, ta présence si douce. Il était étrange de se dire que tu lui avais terriblement manqué alors que vous viviez dans le même manoir depuis un certain temps. Elle n’avait pas peur de l’éternité que tu lui avais offert et de ses conséquences, elle avait peur de ne pas pouvoir passer cette éternité à tes côtés. Tes propos avaient quelque chose de maladroit et pourtant ils demeuraient réconfortants, mais le remord restait maître de sa douleur.

« - J’ai été horriblement égoïste, je n’ai pas toujours été présente pour eux, je n’ai pas agis comme une reine aurait dû le faire, je n’ai pas réussi à sauver mon propre peuple. Je n’ai rien d’une reine, je n’en ai jamais eu l’étoffe, j’ai fait passer mes envies avant les leurs et le pire c’est que je crois que si c’était à refaire je referai la même chose. C’est égoïste ? D’avoir voulu être heureuse. »

Elle inspire difficilement, sa respiration est saccadée et elle sent finalement des larmes chaudes s’écouler le long de ses joues. La caresse de ta main bien que brève l’apaise légèrement, à force de trop encaisser elle s’était emprisonnée dans une boule en verre qui venait à présent de se briser. Sa gorge était étrangement douloureuse et elle se sentait lourde. Un faible sourire bien que triste se dessine sur son visage avant qu’elle ne secoue la tête.

« - Je ne sais même plus pourquoi je pleurs. Je me sens vide et je ne sais pas ce que je dois vraiment ressentir. Mais je ne veux pas me lasser, je veux ressentir pleinement les choses, même si elles sont douloureuses. Je ne veux pas devenir fade et être insensible à ce qui m’entoure. Je veux vivre, pas survivre. »

Elle ravale sa salive et mordille sa lèvre inférieure avant de te prendre dans ses bras dans un soupire, elle appuie sa tête contre ton épaule avant de murmurer dans un faible rire.

« - Pourquoi à chaque fois qu’on se retrouve après une mauvaise période il faut toujours que je pleurs. »

Elle resserre légèrement son étreinte en se laissant aller contre toi. Ta présence avait cet effet qu’aucune autre ne pouvait égaler, elle se sentait en sécurité et peu importait la tourmente qu’elle devait affronter, tu parvenais toujours par ta simple présence à l’apaiser. Et malgré les remords et le sentiment de perte, ce mal doucereux semblait s’éclipser peu à peu.  

« - Si tu ne laisses jamais vraiment tes blessures se refermer, elles restent douloureuses non ? Comment pour le reste de l’éternité on peut supporter le poids de nos erreurs en restant seul ? Car c’est tout ce qu’on peut faire pas vrai ? Vivre avec nos propres démons en les empêchant de prendre le dessus sur nous. Et c’est seul qu’on doit les affronter. Enfin d’après toi. »

Elle desserre légèrement son étreinte pour se redresser légèrement et laisser son regard humide rencontrer le tien.

« - Tu m’as manqué Klaus, vraiment manqué. »


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MessageSujet: Re: Let the darkness lead us into to the light ~ft. Niklaus Mikaelson. Mer 11 Juil - 19:28
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Ses pupilles se dilatent légèrement dans l’obscurité. Tu venais d’énoncer une vérité qu’il préférait taire. Un sourire cynique fend son visage faussement doux alors qu’il hausse les sourcils tout en plissant les lèvres.

« - Je ne peux émettre un quelconque contre-argument. »

Il entrouvre les lèvres et inspire, battant légèrement des paupières, sa langue passe sur sa lèvre supérieure pour l’humidifier d’un geste lent. Il inspire et ravale sa salive, inconsciemment, ses épaules s’étaient affaissées. Peut-être cherchait-il ses mots dans la cohue de son esprit. Ou juste les réponses inexistantes aux questions insolubles que tu semblais te poser.

« - Parfois, il vaut mieux essuyer la douleur de quelques absences, que de connaître la douleur d’une présence destructrice, Hayley. Tu sembles omettre nombre d’éléments qui nous ont poussé à nous ignorer un certain temps. C’était un mal nécessaire. »

Il était catégorique, et le ton employé, bien que chaleureux et d’une douceur feinte, te conseillait de ne pas le contredire. Il avait beau avoir l’air avenant, il n’en restait pas moins porteur d’une rancune qu’il peinait à réprimer. Le manque de sang humain, la faiblesse qu’il ressentait suite aux déceptions familiales et ses propres échecs concernant cette ville nauséabonde… le poussaient dans ses retranchements et annihilaient tout espoir de rédemption. Il ne pouvait maitriser le feu de rage glaciale qui brûlait en lui, instillant dans ses veines, de fins cristaux de colère… et il n’en n’avait malheureusement aucune envie. Paradoxalement, ses prunelles brillaient d’un éclat énigmatique. Il incline son regard laissant à ses céruléennes le plaisir de contempler la détresse de tes prunelles. Il attendait patiemment la fin de ta tirade, s’il se laissait aller à ses ressentiments, il se délecterait d’un tel désarroi. Mais en cet instant, seul un sentiment éphémère semblait l’ébranler. La détresse qui était tienne fut sienne il y a bien longtemps, et ce constat alarmant attisait en lui un sentiment qu’il pensait… oublié.

« - Terrible est l’affront porté à la dignité d’un roi qui n’a demandé aucune couronne. »

Siffla-t-il plus pour lui-même que pour répondre à tes lamentations déchirantes. Contre son gré, une boule s’était formée à la naissance de sa gorge, rendant sa voix rauque par l’effort. Il relève son menton et plisse les yeux, susurrant du bout de ses lèvres, comme s’il tentait de préserver le silence solennel qui vous entourait :

« - Tu es responsable d’un peuple jusqu’à une certaine mesure, Hayley. À la guerre, le commandant envoie ses hommes à l’échafaud en toute conscience, c’est un sacrifice auquel il ne peut se soustraire, un sacrifice nécessaire. On a tous un prix à payer lorsque l’on prend le fief et la tiare, le sceptre et la gloire. » Il se cambre et son front frôle le tien dans une caresse mystique, presque pudique. « - Ton prix aura été celui de leur souvenir. Tu ne peux pas sauver tout le monde, tu t’es battue pour eux et pour leurs droits. C’est ce qui compte, et ce qui comptera à jamais. Tu dois leur faire honneur et vivre ce qu'ils n'ont pas pu réaliser. »

Il se redresse légèrement et te tend sa main pour t’aider à faire de même. Il ne savait pas exactement ce qu’il allait faire de cette soirée, ou ce qu’il s’apprêtait à faire pour te consoler, ou pire, te briser. Il n’avait de contrôle sur aucune de ses pensées. Il était douloureux de comprendre que plus la lumière était grande, plus l’ombre était profonde. Tu étais l’exemple parfait de cette déchéance, le néant engouffrait avec zèle tes quelques résolutions. Devait-il te laisser vivre cette bataille seule ? Ou t’aiguiller au risque de recommencer les années à suivre ?

Il écarquille légèrement les yeux ; son corps s’était raidit et réchauffé d’un seul coup. Ton corps venait d’embrasser ses formes et la chaleur prodiguée par tes membres et par ton souffle semblait éveiller en lui quelques sensations qu’il tentait d’anéantir depuis son arrivée sur ces terres maudites. Il entrouvre les lèvres, après une brève hésitation, il entoure tes hanches de ses bras et te rend ton étreinte.

Cet instant était un caprice auquel il avait volontiers cédé ses quelques espérances. Il préférait s’autoriser une inclination afin de nourrir davantage sa détermination quant à abandonner toute sorte de distraction. Il te devait bien ces quelques douceurs. Il sourit légèrement face à tes paroles, tout en humant ton parfum délicat, il murmure :

« - La vie est un combat perpétuel contre nous-mêmes. Nous avons obtenu l’éternité au prix de quelques sacrifices bien plus grand que la vie. L’humanité se tarit sous le poids démentiel de la douleur, il n’est pas rare de ne plus rien ressentir pour certains événements. En acceptant la malédiction qu’est la vie éternelle, on accepte d’y sacrifier une part de son âme. Scellée à jamais dans les méandres de l’existence. »

Il se recule légèrement et hausse les sourcils pour te contempler à la lueur de la lune. Les quelques lumières dansent étrangement autour de ta silhouette et lui décrochent un sourire. Enigmatique… paradoxal. Il ne savait pas lui-même comment le définir. C'est en te fixant qu'il comprit. Il était l'effigie même de ton espoir et de ta destruction, il était à la fois le bouclier et le glaive. Il était ta vie, il serait ta perte.



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MessageSujet: Re: Let the darkness lead us into to the light ~ft. Niklaus Mikaelson. Lun 16 Juil - 19:10






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Son regard s’attarde sur le tien avant de se déposer sur chacun de tes traits avec douceur. Un léger sourire se dessine sur son visage, répondant au tien sans qu’elle ne parvienne à en saisir le sens. La tempête qui s’était déchaînée en elle semblait s’être apaisée, sa respiration irrégulière, auparavant saccadée en raison de ses sanglots, reprenait peu à peu son rythme. Étrangement le calme qui trônait au dessus de vous fit écho en elle, son sourire s’évanouit, Hayley détourne le regard et entrouvre les lèvres avant de froncer les sourcils pour finir par le reposer sur le tien.  

« - Je suis désolée, Nik… En fait je crois que j’ai été la plus égoïste vraiment envers toi. J’ai… Je me suis dit qu’en répondant à l’ignorance par l’ignorance tu comprendrais peut-être ce que ça faisait. Mais j’ai été stupide. Je n’ai apporté qu’un problème de plus. Tu as perdu autant que moi. Tu m’as ignoré car tu ne savais pas comment affronter ce qu’il se passait autrement ou pour une autre raison mais tu ne l’as pas fait sans raison. Et moi cette fois je n’ai pas voulu me battre, je t’ai laissé faire, je… Je suis désolée. »

Elle avait soufflé ces mots la gorge de nouveau nouée, son regard pourtant scintillant n’était plus noyé par des larmes. Elle prenait peu à peu conscience que c’était peut-être elle qui depuis le début s’était fermée à ce qui l’entourait. Inspirant grandement avant de soupirer elle se mordille la gencive, son regard n’avait pas quitté le tien un seul instant.

« - Je crois que pour une fois c’est toi qui a vraiment raison de m’en vouloir, pour une fois seulement. » Elle réprime un léger rire et reprend cependant son sérieux. « - Mais ce n’est pas car je t’ai ignoré que j’ai cessé une seule seconde de penser à toi. Je n’ai pas fait non plus une croix sur toi. Je ne pourrai pas de toute façon et je ne le veux pas non plus. J’ai été conne… Et là je me perds à parler de tout ce qui me vient alors que je devrai simplement te poser une seule question. »

Elle passe une main dans sa chevelure pour la rabattre en arrière avant de t’adresser une moue désolée.

« - Comment est-ce que toi tu te sens ? Tu me remontes le moral depuis tout à l’heure alors que je ne le mérite pas, tu as cette patience alors qu’en fait tu ne devrais vraiment pas car je n’ai pas su l’avoir pour toi. J’ai été aveuglée par tout ce que je ressentais. En fait ça craint vraiment d’avoir ses émotions amplifiées. Enfin j’ai l’habitude maintenant mais… Laisse. »

Elle dépose ses mains contre son visage pour le recouvrir et laisse un long soupire lui échapper, elle avait l’impression de sentir un poids qui la pesait depuis un long moment, se retirer subitement. Hayley se perdait entre toutes ces émotions qui lui échappaient à un rythme totalement aléatoire. Elle pleurait, elle riait, elle se sentait horriblement mal et l’instant d’après apaisée. Rien ne semblait aller et finalement tout allait bien et parfois c’était le contraire. Mais une chose était sûre, elle se rendait compte qu’elle n’était pas sans reproches et il était affreux de découvrir qu’elle avait pu te blesser ou te peiner de quelque manière que ce soit et que toi pourtant tu étais venu la réconforter alors que tu aurais simplement pu te moquer de ce qui pouvait tant la faire souffrir.

« - Tu as l’autorisation de m’en vouloir pendant une semaine mais pas plus, ou de me traiter d’idiote ou de me jeter dans la rivière. »

Elle avait écarté légèrement les doigts de ses mains pour pouvoir te regarder.

« - Et après ça tu me pardonnes ? »


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MessageSujet: Re: Let the darkness lead us into to the light ~ft. Niklaus Mikaelson. Jeu 2 Aoû - 21:04
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Son regard remonte lentement dans le tien. Tes paroles semblaient susciter une émotion à laquelle il avait renoncé depuis quelques années. Un fin rictus peignait ses traits d’une légère effronterie. Sa langue passe légèrement sur ses lèvres, les humidifiant et donnant l’illusion de se repaître des quelques boniments que tu lui servais. Il inspire longuement avant de souffler :

« - Ne te perds pas en excuses fallacieuses. Car moi je n’aurai aucun discours semblable à t’offrir. Si tu t’attardes sur les quelques regrets qui te rongent, tu finiras par vivre l’éternité comme si tu étais déjà morte, sans jamais avoir eu l’opportunité de réellement vivre. »

Il passe lentement à tes côtés et se cambre avec dédain, ses lèvres frôlant ton lobe avec une délicatesse impertinente.

« - Serait-ce de la crainte qui voile ton cœur, petite louve ? Ou le dégoût que t’inspire tes récentes actions ? Ton impuissance face à la fatalité n’est pas de ton fait. Le monde est cruel, mais notre esprit l’est encore plus. Le tien en l’occurrence, est particulièrement sévère. »

Ses sourcils se froncent et sa démarche est empreinte d’une saccade colérique incontrôlée. Il pince ses lèvres, dos à toi avant de ravaler sa salive. Il devinait d’avance la suite de cette conversation et ne désirait aucunement y prêter une oreille attentive. Il refusait tout sentimentalisme, pas après ses quelques résolutions. Pas après ces quelques mois lourds du silence qui vous unissait. Il ne te laisserait pas détruire ce qu’il avait mis du temps à construire. Il se tourne alors légèrement de biais, son regard terne, d’un bleu similaire aux cieux d’hiver en quête d’orage te fit face. Transcendant et froid, il ne laisserait aucune émotion transpercer l’armure qu’il s’était forgée, même si pour cela, il devait te briser.

Nous ne sommes faibles que lorsque nous avons quelque chose à perdre. Son ire était dévastatrice, mais la peine qui l’accompagnait amoindrissait ses ravages. Il ne pouvait pas y céder sa détermination, surtout pas pour quelques moments d’une douceur illusoire. Le silence s’installe à nouveau. Il entrouvre les lèvres dont aucun son ne sort, seul le vent semble murmurer entre les feuillages et vous accorder une sérénité feinte aux allures presque mortuaires. Il humecte ses lèvres et passe sa main sur sa nuque, qu’il masse maladroitement avant d’arborer un sourire factice de dérision.

« - Je me porte comme un charme. Si l’on omet les quelques parasites qui jonchent le sol des caniveaux et les prêcheurs en quête d’une paix hypocrite. Je suppose que je n’ai jamais été aussi serein que ce soir. »

Il ne mentait pas. Ce soir, il était étrangement calme. Cela le rendait sceptique, son corps bouge à nouveau pour hausser ses épaules et reprendre sa marche.

« - Si tu me parles des pertes accumulées ces derniers temps. Je suppose que j’ai pris l’habitude. Je n’accorde pas autant d’importance que toi à ces quelques épisodes, tu finiras par t’y faire. »

Ta détresse semblait l’atteindre, mais le réconfort et la douceur ne pourrait qu’amplifier le poids de la culpabilité qui te clouait sur place. Il plisse les yeux un instant avant de sourire avec espièglerie, plissant légèrement ses lèvres dans une moue dubitative il lâche d’une voix pleine de sarcasme, écartant ses bras :

« - Tu comptes me suivre, ou tu préférerais m’inviter à dîner sous la pleine lune ? Je dois t’accorder ton goût pour les lieux atypique et cruellement romantique. Le cadre est parfait pour les charmantes déclarations dégoulinantes de sentimentalisme. Mais la bienséance voudrait que ce soit l’homme qui invite la demoiselle éplorée, non l’inverse. »

Raillait-il dans une voix presque mesquine. Son sourire s’étire, mais plus aucune vilénie ne comblait ses traits. Ses céruléennes reprirent progressivement l’étincelle qu’elles s’évertuaient à étouffer. Il pouffe légèrement, prêt à recevoir tes tornades de reproches, ou qui sait, l’écho de son rire. Il hausse les sourcils surpris par ta proposition. Un éclair de malice venait de transcender son regard, il se rapproche à pas de félin, la moue faussement dubitative.

« - Je dois admettre que tu peux être porteuse d’idées intéressantes. »



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MessageSujet: Re: Let the darkness lead us into to the light ~ft. Niklaus Mikaelson. Jeu 9 Aoû - 2:56






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Elle éloigne les mains de son visage pour les placer devant elle afin de se protéger d’une éventuelle approche pour la jeter dans l’eau, son regard s’attarde sur ta personne tandis qu’elle se redresse et s’éloigne légèrement de l’arbre et par le même occasion, de toi.

« - Je retire ma proposition en ce qui concerne le lac. Je te préviens, tu essais de m’y faire tomber, tu tombes avec moi ! »

Elle te dévisage l’espace d’un instant tout en tentant de contenir son sérieux. Il lui était difficile de parvenir à saisir les quelques émotions qui semblaient par moment venir t’effleurer avant de regagner le calme paisible des bois. Elle se résigne finalement à laisser ses bras retomber lentement le long de son corps tandis qu’un sourire vient se dessiner sur son visage.

« - Comme la bienséance ne se prête pas à ce genre de proposition venant de moi, tu pourrais tout aussi bien rester encore un peu ici avec moi sous la pleine lune. Pour une fois que tout paraît plus… Calme. »

Son regard se dépose sur le ciel d’un noir d’encre, illuminé par endroit par les quelques étoiles qui peuplaient celui-ci. Le bruit apaisant du feuillage agité par le vent, de la cascade s’écoulant un peu plus loin et de vos deux voix rendaient pour elle ce moment beaucoup plus agréable que quelques temps auparavant. La peine et la douleur s’étaient apaisées. Le temps lui même semblait s’être arrêté pour offrir à ce moment, l’aspect illusoire d’une accalmie. Hayley repose son regard hazel sur le tien.

« - Je ne me suis pas excusée pour que tu le fasses en retour tu sais ? Je m’en veux vraiment. Et je pense que c’est quelque chose de bien. Regretter c’est prendre conscience de ce qu’on aurait pu faire, tant que je me remettrai en question, je n’arrêterai jamais d’apprendre. »

Elle replace d’une main derrière son oreille l’une de ses mèches rebelles avant de s’avancer de quelques pas pour observer le reflet que la lune projetait sur le miroir d’eau qui se trouvait non loin.

« - Je ne pense pas que le monde soit cruel, ce sont les gens qui le peuplent qui le sont. Et je pense qu’il est important d’être sévère envers soi. Être déçu des autres ça reste acceptable, mais je trouve qu’être déçu de soi-même c’est humiliant. »

Elle reporte son attention sur toi qui se fait plus douce, un sourire éclairant toujours son visage elle hausse les sourcils.

« - Alors, tu es d’accord pour rester encore un peu dans ce cadre parfait pour les déclarations dégoulinantes de sentimentalisme ? Si tu dis non je comprendrai très bien. Mais tu es venu de toi même ce soir alors… Tu pourrais tout aussi bien rester. Je n’ai pas envie de rentrer maintenant. Et je ne veux pas rester seule. »


Elle se rapproche légèrement de toi en te fixant attentivement, se préparant à tout refus de ta part qu’elle ne prendrait de toute façon pas mal. Elle n’aurait de toute façon qu’à rentrer avec toi, mais l’idée de rejoindre le manoir et de délaisser cet endroit presque reposant ne l’attira pas. L’idée de retourner dormir ne lui dit rien. Elle n’avait plus sommeil. Elle avait envie de te parler et de t’entendre lui parler en cet endroit par peur de ne rentrer qu’accompagnée du silence. Elle avait envie de profiter de chacun des sourires que tu lui offrais par peur de les voir s’effacer. Elle craignait qu’une fois de plus le rêve empiète sur la réalité et qu’à votre retour elle découvrirait que tout ceci n’était qu’un rêve. La réalité était facile à deviner, elle était plus lourde, plus profonde que ne pouvait l’être un rêve. Mais à l’heure actuelle où elle te parlait, tout paraissait si léger, si étrangement rassurant, qu’elle craignait que ce ne soit pas réel.

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MessageSujet: Re: Let the darkness lead us into to the light ~ft. Niklaus Mikaelson. Dim 12 Aoû - 1:12
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« - Loin de moi l’envie de te jeter à la mer. C’est chez moi que tu dors ensuite, je tiens à préserver la qualité de mes tapis. »

Lança-t-il simplement en haussant les sourcils. Il te désigne finalement du bout de son index, exerçant progressivement des mouvements circulaires, il humecte ses lèvres et inspire avant de murmurer dans une expression qui feignait l’intérêt :

« - Bien qu’un bain ne te ferait pas de mal. »

Il laisse ses lèvres s’étirer dans un sourire narquois avant d’ajouter en haussant très légèrement les épaules et feignant la nonchalance :

« - Je conçois que le bayou soit une tanière fort appropriée pour tes états d’âme… Mais de là à adopter la boue et l’odeur, tu pousses un peu trop l’immersion. »

Il te fixe finalement et s’appuie sur le tronc, sans se départir de son sourire. Il fronce les sourcils et te contemple sous la lueur de la lune, donnant l’air de juger ta déplorable apparence. Alors que rien ne semblait réel à ses yeux, que l’instant même était dérobé au temps, que vos voix qui s’entremêlaient ne s’effleuraient pourtant pas. Un monde se creusait entre vous, entre lui et ce qui s’apparentait à sa famille, à sa vie. Il cédait ses quelques forces à ce gouffre et y portait ses dernières espérances. Il ne ploierait pas sous les émotions ni sous les émois que vous lui servirez à l’avenir. Il était déterminé à suivre la ligne de conduite qu’il s’était désormais fixé. Laisser apparaître un semblant de naturel, et pourtant tout sceller à jamais.

Un léger sourire ironique décore ses lèvres, il incline son regard et siffle entre ses dents dans un air faussement badin.

« - Alors là, c’est une véritable invitation. Je suppose que la prochaine fois tu te contenteras d’un message… » Il croise progressivement les bras contre son buste et pose l’arrière de son crâne sur le tronc tout en dévisageant le ciel.

« - On a tous besoin d’un temps de répit, la douleur berce notre quotidien et nous rappelle à quel point il est difficile de trouver une once de joie… Ce qui rend ces moments encore plus mémorables. »

Il tique légèrement et baisse ses céruléennes dans les tiennes avant d’arborer une mine faussement outrée. Il réprime un sourire cynique lorsqu’il souffle du bout des lèvres :

« - Ne serait-ce pas là une leçon de morale implicite, vouée à m’inciter à prendre conscience de certaines choses, ou d’en regretter quelques-unes ? »

Il faisait évidemment référence à ta petite cantonade sur le regret et son apprentissage. Il respectait bien évidemment tes quelques pensées, mais n’était probablement pas réellement ouvert à de nouvelles envolées lyriques et philosophiques. Plus maintenant. Il passe furtivement sa langue entre ses lèvres pour les humidifier, il exerce une pression contre l’arbre pour s’en éloigner et se redresser d’un seul geste. Ses pas le conduisent à nouveau vers ta personne. Il joint ses mains dans son dos et souffle :

« - Je ne vous imaginais pas aussi fourbe, mademoiselle Labonnaire. Il faut croire que votre statut de mère vous rend légèrement plus rusée. »

Il se rapproche et te tourne lentement autour. Ses pieds semblaient calquer un rythme invisible et métrique. Il s’arrête finalement dans ton dos et se cambre pour murmurer à ton oreille d’une voix presque sensuelle :

« - Je peux l’être aussi. »

Cette phrase caressant à peine ton lobe, il attrape ta hanche et d’un mouvement habile se retourne. Il pose ton corps sur son épaule comme s’il ne pesait rien et se rapproche alors dangereusement du lac. Il t’immobilise correctement pour ne pas que tu lui échappe. Il ne savait pas encore très bien s’il allait ou non te lancer dans l’eau, les conséquences de ce geste allaient probablement être désagréable. Non pour toi et ta réaction, mais pour le manoir qui allait devoir essuyer ton état et tes vêtements complètement dégingandés.

« - Donne moi une seule raison valable pour que je t’éloigne de cette eau marécageuse et t’offre la grâce de ma présence. »

Il laisse un léger rire lui échapper à la fin de sa phrase. Il ne pensait réellement pas comme cela. Sa présence n’avait rien d’un cadeau, elle n’était que fléau… le plus terrible dans cette histoire, c’est qu’il demeurait tout en en ayant conscience.


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MessageSujet: Re: Let the darkness lead us into to the light ~ft. Niklaus Mikaelson. Dim 9 Sep - 0:08






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Elle avait froncé les sourcils à l’instant même où tes premières paroles avaient franchies la barrière de tes lèvres. Ton sourire trahissant cependant leur sérieux, elle te dévisage sans vraiment savoir comment prendre la chose. Elle avait beau avoir pleuré, son visage auparavant rougi par les larmes avait dû retrouver un teint un peu plus présentable, et de là à dire qu’elle portait l’odeur même du bayou… Elle se pince les lèvres avant de finalement réprimer un rire et se penche pour cueillir une poignée d’herbes et de te la jeter dessus.  

« - Je crois que tu viens de remporter la palme de l’homme le plus indélicat de la forêt. »


Elle soupire de façon presque exagérée et secoue faussement la tête avant de se reculer et de détourner son regard de ta personne, ton indélicatesse lui changeait tout de même les idées, un moyen maladroit de ta part pour lui remonter le moral ? Cette pensée lui arracha un sourire. Le monde avait changé et pourtant ce n’était pas ton cas, pas totalement du moins. D’une certaine façon tu restais le même, malgré les jeux d’apparences et les quelques promesses que tu t’étais sans doute faites. Un sourire amusé se dessine sur son visage alors qu’elle reporte son regard sur toi en se tournant dans ta direction.

« - Car selon toi il y aura une prochaine fois ? »


Cette simple phrase portait en elle un souvenir qui parvint à élargir son sourire un peu plus. Son regard te détaille avec douceur tandis qu’elle écoute avec attention tes mots. Tu avais raison, elle ne pouvait te contredire, mais aussi belles que soient tes paroles, elles demeuraient étrangement tristes.  Toi même en l’espace de ces quelques années, avais-tu ressenti ne serait-ce qu’une véritable once de joie ? Ta réplique suivante la fit sortir de ses pensées. Surprise, elle fronce légèrement les sourcils alors que son sourire s’évanouit. D’autant plus surprise lorsqu’elle te voit t’avancer, elle mordille sa gencive en inspirant une plus grande quantité d’air frais et en croisant les bras contre sa poitrine pour tenter de préserver son calme apparent face à ta proximité.

« - Non pas du tout
, elle esquisse un sourire gênée tout en haussant brièvement les épaules. Je suis plutôt mal placée pour donner des leçons de morale je crois. »

Elle te suit du regard intriguée par tes déplacements et finit par se pincer les lèvres l’une contre l’autre avant de lâcher dans un léger rire « - Je l’ai toujours été, peut-être as-tu seulement oublié à quel point. Et... ». Elle ravale sa salive avant de mordiller sa lèvre inférieure et de déposer son regard sur un point invisible en face d’elle lorsqu’elle ressent le souffle de ton murmure à son oreille. Perturbée par ta proximité, elle ne pense pas tout de suite à réagir lorsqu’elle sent ta main se déposer sur sa hanche, elle lâche un cri de surprise et écarquille les yeux lorsque soudainement elle se sent soulevée et déposée sur ton épaule.

« - Mais ! Nik fais moi descendre tout de suite sinon je te jure que tu vas le regretter. »

Elle t’entoure de ses bras et te serre aussi fort qu’elle le peut, à dépit de ne pas pouvoir descendre, si elle devait tomber, elle tomberait et toi avec. Après tout ce que tu lui avais dit, voilà que tu t’approchais pourtant dangereusement de l’étendue d’eau. Elle ne savait pas si elle devait rire ou au contraire craindre ce plongeon incertain.

« - Déjà si tu ne voulais pas rester avec moi tu serais déjà parti non ? Et même si tu essais de me jeter dans cette eau qui est certainement glacée, tu vas tomber avec moi car je compte bien restée attachée à toi jusqu’à que tu nous en éloignes ! Et puis pense à tes si beaux tapis puisque mon état ne va pas t’inquiéter. Et… Tu as toi même dit que tu n’as jamais été aussi serein que ce soir alors c’est quelque chose de positif qu’on ne doit pas gâcher. On fête un peu nos retrouvailles sans que s’en soient vraiment. C’est aussi une raison pour ne pas finir dans le lac, non ? Oh et puis si tu me jettes dans l’eau crois moi tes tapis seront le dernier de tes soucis. »

Durant toute sa pseudo défense, elle avait tenté de garder son sérieux. Elle se tenait encore serrée contre toi de façon à lutter un maximum et te faire tomber avec elle au cas où sa tirade n’aurait pas suffit.

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MessageSujet: Re: Let the darkness lead us into to the light ~ft. Niklaus Mikaelson. Dim 9 Sep - 1:02
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Un léger sourire, il évite l’herbe de peu et hausse les sourcils, indigné par ton comportement. Il entrouvre les lèvres, tentant une remontrance quelconque, mais son sourire l’en empêche, s’étirant sans relâche et lui conférant une expression pleine d’une légèreté impressionnante. Il n’était pas coutumier d’un sentiment aussi pur qu’était la quiétude d’un esprit, loin de s’imaginer qu’il avait le droit à ces petits moments simples que la vie avait à lui offrir. Ses céruléennes te toisent avec une douceur qu’il voilait sous des regards espiègles et sarcastiques, il passe furtivement sa langue entre ses lèvres et souffle, dans un brin de voix qui se voulait presque dédaigneux :

« - C’est d’une maturité affligeante. »

Son regard s’agrandit lentement et son sourire prend une teinte particulière, lorsque d’un air aussi espiègle, tu lui glisses une phrase porteuse de souvenirs intimes dont vous seuls aviez le secret. Il arque un sourcil, amusé et à la fois troublé par la franchise et le jeu enfantin qui s’installait entre vous. C’est ce qui le poussa à agir de la sorte. Il te portait sur son épaule, bien déterminer à refroidir tes ardeurs en t’offrant un bain de boue dégoûtant et poisseux.

« - Oh, j’aimerai bien voir ce que tu pourrais m’infliger de pire que ce que je te réserve, petite louve. »

Souffla-t-il dans un brin de voix sardonique, ses yeux contemplant la vasque avec un air de dégoût. Il hésite un instant, mais ta réaction semblait consolider sa première idée, son sourire s’étire à nouveau. Il ressentait la prise désespérée de tes bras sur son corps. La puissance de ta poigne soulignait la crainte presque corrosive qui t’inondait à l’instant. Il y avait quelque chose de galvanisant, à être à la fois le bourreau et le chevalier. De revêtir l’armure de bronze pour arborer les deux faces d’un même guerrier. Seule l’interprétation semblait être juge dans cette affaire, et il se fichait bien de comparaître devant ta cour. Coupable ou non, il venait de réaliser que tu ne l’abandonnerais pas, quoi qu’il fasse. Les limites n’avaient pas été posées, il allait te le faire regretter.

Il te relâche finalement après ton discours pour le moins convaincant. Il pivote légèrement et fait glisser ton corps contre le sien très lentement pour te reposer délicatement sur le sol. Sa main glisse le long de ton corps et s’attarde sur les courbes de tes hanches, l’autre vient très lentement replacer tes mèches rebelles derrière ton oreille. Il serre sa main et rapproche ton bassin du sien, prenant garde à ce que tu ne trébuches pas dans l’étendue visqueuse derrière toi. Son sourire presque irréel contrastait avec l’atmosphère froide et mystique que la nuit vous offrait avec ironie.

« - Je suppose qu’il y a une part de moi qui ne peut résister à tes appels à l’aide. »

Murmurait-il alors, un brin de malice dans le regard. Il passe sa langue entre ses lèvres et glisse ses prunelles jusqu’aux tiennes. Ses iris contemplent les traits de ton visage, descendant sur tes lippes et remontant alors dans tes orbes aux milles nuances de brun. Quelque chose de léger s'éprenait de son expression et l'ambivalence de deux expressions rendaient les émotions visibles sur son faciès, indescriptibles.



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